Roland-Garros: «Gaël frappe comme Wawrinka, pas de souci»... Rufin Monfils n'est pas inquiet avant le huitième

INTERVIEW Rufin Monfils, père de, parle des chances de Gaël contre Stanislas Wawrinka...

Propos recueillis par William Pereira

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Gaël Monfils aura fort à faire contre Stan Wawrinka

Gaël Monfils aura fort à faire contre Stan Wawrinka — Mike Frey/Shutterstock/SIPA

Etrange. Insaisissable. Hors du temps. Jusqu’au bout, le Monfils-Gasquet de dimanche se sera montré déconcertant tant sur le fond que sur la forme. Au beau milieu du troisième set, alors que la Monf' semble gêné par le divin revers du Biterrois, ce dernier décide d’abandonner, rattrapé par une blessure à la cuisse. Résultat, Gaël Monfils se retrouve miraculeusement en huitièmes de finale de Roland-Garros sans avoir eu à tirer sur un physique que l’on dit récalcitrant.

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Maintenant, c’est une autre paire de manches. Face à lui, Stanislas Wawrinka, triple-vainqueur de Grand Chelem et cogneur hors pair. Forcément, on est un peu inquiet. Donc on a décidé de voir le père Monfils, Rufin, histoire qu’il nous parle un peu des chances de son fiston au prochain tour, ainsi que de son plan pour battre Stan the Man.

On a senti que Gaël n’était pas vraiment dedans contre Richard Gasquet depuis la reprise du match dimanche…

contre Richard, c’était pas ça. Bon, on va discuter avec Gaël mais c’était pas ça. On va bien voir ce qui va se passer maintenant dans sa tête. Après quand vous jouez un pote… Et en plus il savait que Richard était blessé, et donc il voit que Richard joue donc il se dit « je fais quoi ? » Donc il n’ose pas trop engager, il ne sait pas trop comment jouer finalement.

Maintenant il va y avoir Stan… Il va vraiment falloir que Gaël soit au top

Non mais il est prêt, vous allez voir. Là il est prêt à jouer Stan. Ça frappe fort dans la balle, Gaël est en mesure de rentrer dans la balle. Je dirais même qu’au contraire c’est ça qu’il lui faut.

Comment vous analysez Stanislas Wawrinka en tant qu’adversaire justement ?

Tout le monde sait que Stanislas est un favori. Il a gagné ici en 2015, il est mieux classé que lui. Mais sur le jeu, par rapport à Gaël ? Il frappe fort, c’est là qu’on va voir les résultats de notre travail. Parce que Gaël frappe comme Wawrinka, il n’y a pas de souci hein ! Il a un très bon service, un très bon coup droit et un très bon revers. Maintenant c’est à celui qui a le plus d’audace, celui qui prend le plus de risques.

Est-ce qu’il y a un plan pour battre le Suisse ?

Le plan c’est de rester agressif. Il faut rester sérieux dans ses coups, il n’y a pas grand-chose à faire tout le monde sait croiser, jouer en revers et tout hein. Là, le plan c’est de rester agressif, savoir que dès qu’il y a un moment où la balle est courte, il faut faire le point. Une balle courte, on fait pas dix échanges. On fait le point. Le premier qui arrive à faire ça gagne le match.

Gaël part avec un handicap, il n’a pas de journée de repos…

C’est pas si grave, là il va taper un peu à l’entraînement… Non, vraiment ce n’est pas grave. Il a besoin de jouer.

Qu’est-ce qu’on peut faire pour accélérer la récupération d’ici demain ?

Comme je l’ai dit, taper un peu en fin de journée. Après passer par les massages, se reposer et manger correctement, et… et encore les massages (il sourit). Il n’y a pas le choix. Ce soir je pense que Gaël va manger des pâtes, comme d’habitude (il rit).