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Roland-Garros: Joueurs, public, téléspectateurs... Comment s'occuper pendant la pluie?
TENNIS•Le tournoi parisien a été interrompu dimanche et lundi par les ondées...Romain Baheux
«Et la pluie fait son apparition à Roland-Garros. » Effroi, horreur, une vilaine ondée vient ruiner le début de votre tournoi favori. Après une première journée largement tronquée par les intempéries dimanche, le mauvais temps a empêché les rencontres de démarrer lundi. Et pendant que les gouttes clapotent sur les bâches du Central, il faut bien s’occuper. Car oui, il y a bien une vie pendant la pluie à Roland-Garros.
Les joueurs
On remballe les raquettes, on enfile la veste de survêt et on quitte le court. Premiers touchés par les averses, les joueurs désertent rapidement les lieux une fois l’arrêt de la rencontre décidée par l’arbitre. Et là, le players' lounge, où sont situés le restaurant et la salle de repos réservés aux pousseurs de balle, prend des allures de hall de gare.
« C’est bruyant et tu te fatigues vite, expliquait dimanche la Française Alizé Lim. Tu passes ta journée à attendre au milieu de tout le monde, ça devient vite pesant. » A quelques mètres de là, certains attaquent un café, Gilles Simon s’engouffre dans le restaurant tandis que d’autres attaquent une partie de dames. « Tu as aussi ceux qui veulent s’isoler, poursuit la jeune joueuse. Si tu entres dans le vestiaire, tu tombes sur plein de filles tentant de faire la sieste, une serviette posée sur les yeux. »
On vous rassure, certains se débrouillent quand même pour s’entraîner. Rueil-Malmaison et ses courts couverts prennent des allures de Roland bis quand la pluie tombe.
Le public
Règle de base : le spectateur ne peut espérer aucun remboursement si le tournoi lui offre au minimum 2h de jeu dans la journée. Une fois ce point financier ancré dans le crâne, on invite le spectateur à aller tuer le temps comme il peut en attendant que ça reprenne. « Là, on s’est dit qu’on allait en profiter pour se faire une gaufre mais il y a une queue pas possible dans les allées devant les points de restauration, souffle Dominique. On n’est pas les seuls à avoir eu cette idée… »
Si certains fans de tennis sont capables de passer trois heures dans les galeries sous le Central en attendant l’accalmie, d’autres n’ont pas cette patience. Venue de Lille en famille, Olivia a préféré rebrousser chemin à la première interruption dimanche. « Quand on a vu la météo, on s’est dit qu’on risquait d’attendre longtemps avant de revoir du tennis. Avec en plus la route du retour à faire, ça nous a semblé trop long, raconte-t-elle. A la limite, on aurait bien voulu profiter de Paris puis revenir mais toute sortie est définitive… »
Les télespectateurs
Vous comptiez profiter de votre jour de RTT pour mater tranquillou du tennis lundi ? On espère que vous avez quelques bons DVD sous la main. On rigole mais on a tous, une fois dans notre vie, ressenti ce vide nous envahir devant le triste spectacle des bâches lentement déroulées sur le Lenglen. A cet instant, deux options s’offrent à nous :
- Se mater la rediffusion d’un Kuerten-Ferrero sur France 2
- Bouleverser les plans de notre journée et faire quelque chose de constructif
« Je peux profiter de la pause pluie pour me lancer une lessive, décrit Marion, étudiante parisienne. En ce moment, j’ai un mémoire à écrire donc je m’y replonge quand il n’y a plus de match. Les averses vont peut-être sauver mon année. » Pas dit que ça aide à faire patienter les joueurs.


















