Roland-Garros: Benoît Paire n’a plus de coach? Pas grave, ses potes connaissent bien le tennis

ROLAND GARROS Le Français a commencé le tournoi avec une victoire poussive…

Annabelle Laurent

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Benoît Paire dimanche 22 mai 2016 à Roland Garros
Benoît Paire dimanche 22 mai 2016 à Roland Garros — MARTIN BUREAU/AFP

«Tu vois pas que c’est de la merde, j’arrive pas à jouer, j’arrive pas à servir, tu vois pas que c’est de la grosse merde que je suis en train de faire». Si Benoît Paire n’est jamais vraiment tout seul dans sa tête, à en croire la séance d’auto-insultes à laquelle il s’est livré pendant son premier match de Roland-Garros remporté en cinq sets contre le Moldave Radu Albot (6-2, 4-6, 6-4, 1-6, 6-4), il s'en sort en tout cas sans entraîneur depuis sa séparation de Lionel Zimbler, officialisée juste avant le tournoi. Et alors?

Et alors il est «bien». «Je suis seul depuis février mais je sens que je n'ai pas forcément besoin d’un discours sur le bord du terrain». «J’ai mon frère qui est avec moi dès qu’il peut». Mieux: «J’ai mes meilleurs amis qui connaissent quand même bien le tennis, qui sont avec moi, qui me soutiennent.» Ah oui, si ses potes savent compter les points au tennis, c’est sûr qu’il est sauvé.

A l'arrache 

On ne sait pas ce qu'ils lui avaient dit du Moldave mais le match a été poussif. «C’était une victoire à l’arrache, j'en sors soulagé, souffle-t-il en conférence de presse. Ca n'a pas été simple avec les conditions météorologiques. J’ai eu du mal à servir.».

Suite du mea culpa: le public assurait «une ambiance de dingue» («on sent qu’ils ont envie d’aider les Français») mais «c’était plutôt moi qui par moment n’était pas dedans, qui me motivait pas trop, qui ne donnait pas assez au public, alors j’ai voulu me révolter et leur montrer que j’étais là». Déjà qu'il lui faut se farcir cette météo pas bien joyeuse, le public n'allait pas accepter de perdre un Français comme ça dès l'ouverture. Les amis de Benoît Paire peuvent désormais le briefer sur le Russe qu'il affrontera au 2e tour, Teymuraz Gabashvili, 80e mondial.