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Le PSG met en demeure un twittos pour une caricature de Nasser al-Khelaifi
FOOTBALL•«Pour ceux qui se demandent encore si Nasser Al-Khelaifi est bien Charlie» écrit-il…B.V.
Il se surnomme Yomecito et raconte son histoire sur un blog du site mediapart. Touché par l’évacuation du Parc des Princes d’un supporter parisien en plein match après avoir lancé une chanson contre la politique tarifaire du club, il décide alors, «comme souvent, d'interpeller sur Twitter l'état-major du PSG». Comment? «En détournant une campagne ‘Prédateurs de l'information’ réalisée par BETC Paris pour le compte de Reporters Sans Frontières en 2013 en m'emparant de l'affiche de Vladimir Poutine où il adresse un doigt d'honneur en toute sobriété pour lui greffer la tête de Nasser Al-Khelaïfi. Dans ce tweet, je me demande si le PSG de QSI, par l'intermédiaire de son représentant, est bel et bien Charlie.»
Convaincu que son «avis 2.0 a tout pour laisser baigner ces gens d'un autre monde dans leur océan d'indifférence», Yomecito, 41.000 followers sur Twitter, reçoit quelques semaines plus tard une mise en demeure du PSG, signée par Jean-Claude Blanc, directeur général du club, lui reprochant «des actes de contrefaçons et d'atteinte aux marques de renommée du PSG». «Dans son courrier, les Rouge & Bleu me reprochent de présenter Nasser Al-Khelaïfi au travers d'un geste obscène, sans même prendre en compte qu'il s'agisse d'un détournement de la campagne RSF, et que je laisserais entendre son indifférence aux attentats terroristes. Je conduirais les internautes à croire que Nasser Al-Khelaïfi rejoindrait dans une certaine mesure le point de vue des terroristes ayant perpétré des attentats meurtriers.»
Le club lui demande ainsi de retirer sous tweet sous huitaine, faute de quoi il porterait l’affaire devant les tribunaux. Ce que Yomecito semble avoir fait, puisque le tweet n’apparaît plus dans sa timeline. «Cette interprétation de leur part sur la portée de mon message est bien évidemment honteusement erronée, se défend-il. Je revendique tout simplement que l'on ne peut plus s'exprimer librement quand il s'agit d'évoquer le PSG dans une enceinte sportive ou sur Internet. En aucun cas je ne souhaite ouvrir un débat sur la place du Qatar dans le monde, ni même commenter sa politique internationale, que ce soit en Afrique, au Proche-Orient ou partout ailleurs sur la planète.»


















