PSG: Les conseils RH pour aider Laurent Blanc à négocier son contrat avec Nasser al-Khelaïfi
HANDBALL•La mission du coach du PSG se termine à la fin de la saison...Guilhem Richaud
Le service RH du PSG a du travail. Pas que le mercato d’hiver soit forcément très chargé, mais plutôt parce que le contrat de Laurent Blanc s’arrête à la fin de la saison. Le coach parisien aimerait bien rester et depuis plusieurs mois, son agent discute avec les dirigeants du club pour poursuivre l’aventure. En cette période d’entretien annuel, 20 Minutes a appelé des spécialistes du coaching emploi pour aider Laurent Blanc à accélérer les choses et à négocier au mieux.
Ne pas lier sa reconduction au résultat face à Chelsea
A trois semaines du huitième de finale aller de la Ligue des champions face à Chelsea, difficile de penser qu’il n’y a pas de corrélation entre le résultat du match et la poursuite de l’aventure européenne pour l’ancien coach des Bleus. Si Paris se fait sortir, ce sera un échec. Le Parisien a annoncé la semaine dernière que la signature devrait se faire avant la fin de la semaine. Mais ça devait déjà se faire avant Noël et il n’y avait pas de contrat sous le sapin de la famille Blanc. Soyons clairs, si la prolongation n’intervient pas avant ce double match, il est peu probable qu’elle ait lieu en cas d’élimination. « Laurent Blanc n’aurait pas dû accepter de conditionner son avenir aux résultats, explique Philippe Maubois, coach emploi et consultant en ressources humaines. Il est en position de faiblesse. Ce n’est jamais bon de négocier en ayant une épée de Damoclès au-dessus de sa tête. » Pour s’en sortir, le spécialiste recommande au champion du monde 1998 de miser sur la communication publique. « Ce n’est pas trop dans son caractère, mais il pourrait expliquer en conférence de presse pourquoi ces matchs contre Chelsea, qu’ils soient gagnés ou perdus, ne changent rien pour lui. »
Présenter un projet
Il a beau avoir tout gagné ou presque depuis sa prise de fonctions il y a trois ans, Laurent Blanc ne doit pas trop ressasser le passé. « Le principe de base, c’est de proposer un projet pour les années à venir, prévient Yves Gautier, coach emploi spécialiste des entretiens d’embauche. Parler des résultats, c’est à double tranchant. Parce que généralement dans une entreprise, on ne se base que sur le passé récent. Un commercial peut avoir fait des chiffres exceptionnels depuis trois ans, s’il loupe son dernier mois, il passera à côté d’une augmentation ou d’une promotion. » Alors que doit mettre Laurent Blanc dans son futur projet ? « Il ne faut pas que ce soit trop compliqué, répond Yves Gautier. Il doit expliquer en trois axes ce qu’il pourra apporter pour ne pas faire stagner le club. Pour Blanc, ça peut être de présenter un nouveau plan tactique, un apport en communication pour l’image du club et une action de formation des jeunes. » Nasser Al-Khelaïfi explique depuis un moment qu’il veut former le nouveau Messi, c’est peut-être le moment de lui assurer que c’est faisable. Avec une chose à bien avoir en tête. « Ce n’est pas toujours une bonne chose d’être en place, prévient l’expert. La candidature exotique paraîtra toujours plus novatrice. Donc quand on est en place, il faut bien montrer qu’on est la meilleure personne pour porter un projet d’avenir. »
Rester ouvert sur les conditions
On a tous demandé un jour une augmentation à son patron. La négociation entre Laurent Blanc et les dirigeants du PSG n’échappera sans doute pas à la règle. Mais les experts des RH lui recommandent de ne pas avoir de position trop arrêtée. Autant sur la durée de son contrat, que sur son niveau de rémunération. « L’idée c’est de se montrer ouvert à la discussion, prévient Yves Gautier. Sans se dévaluer pour autant, mais laisser entendre qu’il peut faire des concessions. » Et dans ce cas pour obtenir ce qu’on veut, il est préférable de mettre la barre un peu plus haut, et grand seigneur, de descendre un peu ses objectifs.


















