Ligue 1: «Il faut arrêter de croire que les arbitres en veulent au PSG», selon Joël Quiniou
FOOTBALL – Après le coup d’épaule de Leonardo à Alexandre Castro dimanche soir après le match nul parisien contre Valenciennes (1-1)…Antoine Maes
Si le PSG n’est pas encore champion de France, il a déjà un trophée honorifique qui lui tend les bras: celui de club le plus compliqué de Ligue 1 à arbitrer. Lors du match nul contre Valenciennes dimanche soir (1-1), Alexandre Castro a expulsé très sévèrement Thiago Silva. Ce qui ne justifie certainement pas le coup d’épaule de Leonardo à l’arbitre dans les couloirs du Parc des Princes à la fin de la rencontre. «On sent un climat d’énervement de la part du club et des joueurs, ça ne facilite forcément pas la tâche des arbitres», assure Joël Quiniou.
Selon l’ancien arbitre international, il faut d’abord que le club de la capitale arrête «de croire que les arbitres en veulent au PSG». «Il sera vraisemblablement champion, et si vraiment c’était le cas, le PSG n’en serait pas là», poursuit Quiniou. D’autant que plus les Parisiens s’en prendront aux arbitres, moins ceux-ci risquent d’être performants. «Pour que les arbitres fassent des prestations de qualité, c’est comme une équipe de foot, il faut un climat de confiance», ajoute son ancien collègue Bruno Derrien.
Derrien: «L’enjeu prend le pas sur le jeu très vite et il faut trouver des boucs émissaires»
Un jour, peut être faudra-t-il purement et simplement interdire de revenir sur la prestation de l’arbitre. «Ce serait une bonne résolution. Avant, il y avait des réunions de début de saison, on signait des chartes du respect, du fair-play, et tout ça vole en éclat au bout de quelques journées. Parce que l’enjeu prend le pas sur le jeu très vite et qu’il faut trouver des boucs émissaires», poursuit Derrien.
Pourtant, Joël Quiniou, membre du Comité national de l’éthique, assure qu’il voit de moins en moins de dossiers de ce genre arriver sur son bureau. Ça reste exceptionnel, mais le PSG doit aussi respecter les institutions, les arbitres, les commissions. Les joueurs sont beaucoup plus attentifs en Ligue des champions. Il s’en porterait beaucoup mieux s’il faisait son autocritique.» Il le fera peut-être plus facilement si de lourdes sanctions tombent sur le club: pour avoir bousculé Alexandre Castro, Leonardo risque jusqu’à un an de suspension.



















