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Tour de France 2013: Christophe Riblon «n'y croyait plus à cinq kilomètres du sommet»

Tour de France 2013: Christophe Riblon «n'y croyait plus à cinq kilomètres du sommet»

CYCLISME – Le coureur d'AG2R La Mondiale s'est imposé en solitaire à l’Alpe-d’Huez jeudi…
Romain Baheux

Romain Baheux

De notre envoyé spécial à l’Alpe d’Huez (Isère)

Cette fois, c’est la bonne. Echappé à plusieurs reprises dans ce Tour de France, notamment au Mont Ventoux et à Gap, Christophe Riblon a remporté sa deuxième victoire sur la Grande Boucle jeudi au terme des deux montées vers l’Alpe d’Huez, après son succès à Ax 3 Domaines en 2010. Un succès qui permet aux Français de ne pas quitter le Tour bredouilles.
Christophe Riblon a remporté sa deuxième victoire sur la Grande Boucle jeudi au terme des deux montées vers l’Alpe d’Huez,
Cette fois, c’est la bonne. Echappé à plusieurs reprises dans ce Tour de France, notamment au Mont Ventoux et à Gap, Christophe Riblon a remporté sa deuxième victoire sur la Grande Boucle jeudi au terme des deux montées vers l’Alpe d’Huez, après son succès à Ax 3 Domaines en 2010. Un succès qui permet aux Français de ne pas quitter le Tour bredouilles.
Comment vous sentez-vous après ce succès?
C’est incroyable. Au pied de la dernière montée de l’Alpe d’Huez, je croyais en mes chances. Avec le Cannondale (Moreno Moser), on avait fait en sorte que Tejay Van Garderen se fatigue pour rentrer sur nous pour que ça lui reste en travers et c’est peut-être ce qui fait la différence. Je voulais voir ce qu’il avait dans le sac et j’ai vite vu quand il a attaqué.
A quoi pensez-vous au moment d’être lâché dans la deuxième ascension vers l’Alpe d’Huez?
Je prends un petit coup derrière la tête, car il me décroche vite. Je me suis dit qu’il fallait limiter la casse. A cinq kilomètres de la ligne, je n’y croyais plus et je pensais surtout à me battre pour la deuxième place. Mon directeur sportif est venu à mes côtés et m’a dit de continuer. A trois kilomètres de l’arrivée, je l’ai eu en ligne de mire et j’ai vu qu’il en chiait. Je me suis dit que c’était ma chance. Quand je reviens sur lui, je ne veux lui laisser aucun espoir et j’attaque tout de suite. Ca s’est incroyablement bien passé. Le dernier kilomètre, j’aurais voulu qu’il dure dix kilomètres. C’était trop court, le public me portait, les gens me disaient «tu vas plus vite que lui», «allez, continue»… C’était génial.
Votre préparation a été tronquée par des problèmes de dos et vous avez été retenu au dernier moment par votre équipe…
J’ai eu des problèmes de dos, ça me faisait beaucoup souffrir et on avait du mal à déterminer ce que c’était. Je me suis battu et depuis mi-mars, ça va beaucoup mieux. L’équipe a cru en moi, je me souviens de Julien Jurdie [son directeur sportif] qui m’appelle début mai pour me dire qu’ils m’avaient préparé un gros programme pour me préparer. Ma sélection est arrivée tard. Jusqu’au soir du championnat de France, je ne savais pas si je faisais le Tour. Quand Vincent Lavenu m’a appris ma sélection, je lui ai dit qu’il n’allait pas être déçu. Je tire un coup de chapeau à mon équipe qui a perdu deux coureurs sur fracture sur ce Tour dont notre leader. Maintenant, il faut continuer sur ce chemin là. Même pour les Français, il faut continuer à se battre jusqu’à Paris.
deux coureurs sur fracture sur ce Tour dont notre leader.
J’ai eu des problèmes de dos, ça me faisait beaucoup souffrir et on avait du mal à déterminer ce que c’était. Je me suis battu et depuis mi-mars, ça va beaucoup mieux. L’équipe a cru en moi, je me souviens de Julien Jurdie [son directeur sportif] qui m’appelle début mai pour me dire qu’ils m’avaient préparé un gros programme pour me préparer. Ma sélection est arrivée tard. Jusqu’au soir du championnat de France, je ne savais pas si je faisais le Tour. Quand Vincent Lavenu m’a appris ma sélection, je lui ai dit qu’il n’allait pas être déçu. Je tire un coup de chapeau à mon équipe qui a perdu deux coureurs sur fracture sur ce Tour dont notre leader. Maintenant, il faut continuer sur ce chemin là. Même pour les Français, il faut continuer à se battre jusqu’à Paris.
Votre équipe fait partie du Mouvement pour un cyclisme crédible, est-ce important à vos yeux?
cyclisme
Votre équipe fait partie du Mouvement pour un cyclisme crédible, est-ce important à vos yeux?
Je suis complètement partisan de la lutte anti-dopage. Ce matin même, j’ai eu un contrôle du MPCC. Il faut continuer à éradiquer les tricheurs mais surtout la suspicion. Moi, on peut me faire tous les contrôles qu’on veut. S’ils veulent, ils reviennent ce soir. Je ne comprends pas bien le procès qui est fait au maillot jaune. L’avenir nous le dira mais il ne mérite pas ça. Quand on fait du mal au maillot jaune, on fait du mal au vélo. Je veux qu’on parle du vélo en bien, arrêtez de nous dénigrer.
Moi, on peut me faire tous les contrôles qu’on veut.
Je suis complètement partisan de la lutte anti-dopage. Ce matin même, j’ai eu un contrôle du MPCC. Il faut continuer à éradiquer les tricheurs mais surtout la suspicion. Moi, on peut me faire tous les contrôles qu’on veut. S’ils veulent, ils reviennent ce soir. Je ne comprends pas bien le procès qui est fait au maillot jaune. L’avenir nous le dira mais il ne mérite pas ça. Quand on fait du mal au maillot jaune, on fait du mal au vélo. Je veux qu’on parle du vélo en bien, arrêtez de nous dénigrer.