Tour de France 2013/Christophe Riblon: «Les contrôleurs sont déjà venus avec moi accompagner ma fille à l'école»
CYCLISME – Le coureur d'AG2R raconte les contraintes des différents contrôles antidopage…Romain Baheux
De notre envoyé spécial à Chorges (Hautes-Alpes)
Ils doivent vivre avec cette contrainte. Particulièrement surveillés, les cyclistes subissent de multiples contrôles antidopage tout au long de l’année et durant le Tour de France. Professionnel depuis 2005, le coureur d’AG2R La Mondiale Christophe Riblon décrit les différentes contraintes du coureur professionnel.
Ils doivent vivre avec cette contrainte. Particulièrement surveillés, les cyclistes subissent de multiples contrôles antidopage tout au long de l’année et durant le Tour de France. Professionnel depuis 2005, le coureur d’AG2R La Mondiale Christophe Riblon décrit les différentes contraintes du coureur professionnel.
Pendant
Pendant ce Tour de France. «Pour l’instant, je n’ai pas été contrôle une seule fois sur ce Tour. Maintenant, on sait que les contrôles sont ciblés sur certains coureurs donc c’est plutôt une bonne chose. Dans notre équipe, les contrôleurs sont quand même déjà passés à l’hôtel. Un soir, ils sont arrivés pendant le repas pour Jean-Christophe Péraud [meilleur Français au classement général de ce Tour de France]. Ils sont venus aussi le matin pour contrôler mon collègue de chambre, Blel Kadri. Il n’y a pas vraiment d’heure fixe, ils peuvent passer entre 6h et 23h. En début de Tour, on a aussi fait un bilan sanguin important. C’est une prise de sang tout ce qu’il y a de plus normal pour nous, on est tellement habitués.»
Les co
Un calendrier
Les cont
Globalement, les contrôleurs sont compréhensifs mais j’en ai déjà eu des désagréables. Certains sont sans-gêne et prennent beaucoup de place à la maison. Un matin, l’un d’entre eux est arrivé à 6h du matin et ça ne s’est pas très bien passé. Je lui ai dit que ce n’était pas cool car tout le monde dormait dans la maison et que j’avais indiqué que je préférais être contrôlé plus tard dans la matinée. Il n’a pas eu de chance car je n’avais pas spécialement envie d’uriner. Je peux vous dire que je ne me suis pas spécialement forcé. S’il fait le con, il n’y a aucune raison que je sois sympa avec lui.»
Les contrôles à domicile. «Cette année, j’en ai eu deux ou trois. Les contrôleurs viennent un peu à l’heure qu’ils veulent. Ça m’est déjà arrivé d’être à table avec ma femme et mes deux filles le soir et d’avoir les contrôleurs qui sonnent. Le repas est coupé, je me mets dans une pièce à part avec eux. Ce n’est jamais très agréable de se faire prélever du sang devant sa fille de cinq ans. Moi, ça me gêne par rapport à ma femme d’avoir des inconnus à la maison. Quand c’est urinaire, ils peuvent rester longtemps à la maison si on a pissé cinq minutes avant. Ils ont comme consigne de ne plus vous lâcher dès qu’ils vous ont vu. Un matin, ils sont arrivés vers 8h30 et ils ont dû venir avec moi déposer ma fille à l’école.
Globalement, les contrôleurs sont compréhensifs mais j’en ai déjà eu des désagréables. Certains sont sans-gêne et prennent beaucoup de place à la maison. Un matin, l’un d’entre eux est arrivé à 6h du matin et ça ne s’est pas très bien passé. Je lui ai dit que ce n’était pas cool car tout le monde dormait dans la maison et que j’avais indiqué que je préférais être contrôlé plus tard dans la matinée. Il n’a pas eu de chance car je n’avais pas spécialement envie d’uriner. Je peux vous dire que je ne me suis pas spécialement forcé. S’il fait le con, il n’y a aucune raison que je sois sympa avec lui.»
Globalement, les contrôleurs sont compréhensifs mais j’en ai déjà eu des désagréables. Certains sont sans-gêne et prennent beaucoup de place à la maison. Un matin, l’un d’entre eux est arrivé à 6h du matin et ça ne s’est pas très bien passé. Je lui ai dit que ce n’était pas cool car tout le monde dormait dans la maison et que j’avais indiqué que je préférais être contrôlé plus tard dans la matinée. Il n’a pas eu de chance car je n’avais pas spécialement envie d’uriner. Je peux vous dire que je ne me suis pas spécialement forcé. S’il fait le con, il n’y a aucune raison que je sois sympa avec lui.»



















