Tour de France 2013: Porté par le vent, Contador reprend une minute à Froome
CYCLISME – L'Espagnol a profité d'un superbe coup tactique de son équipe…Romain Baheux
De notre envoyé spécial à Saint-Amand-Montrond (Cher),
Cela devait être une de ces étapes insipides où une échappée aurait vainement tenté sa chance avant une arrivée au sprint sous le cagnard du Cher. Pas une étape où Alberto Contador parvient à mettre une minute dans la vue au maillot jaune,Christopher Froome, et à relancer l’intérêt de cette centième Grande Boucle. Finalement, les adversaires de la Sky ont réussi à frapper un grand coup en rase campagne, là où on les attendait les moins.
Cela devait être une de ces étapes insipides où une échappée aurait vainement tenté sa chance avant une arrivée au sprint sous le cagnard du Cher. Pas une étape où Alberto Contador parvient à mettre une minute dans la vue au maillot jaune,Christopher Froome, et à relancer l’intérêt de cette centième Grande Boucle. Finalement, les adversaires de la Sky ont réussi à frapper un grand coup en rase campagne, là où on les attendait les moins.
Cela devait être une de ces étapes insipides où une échappée aurait vainement tenté sa chance avant une arrivée au sprint sous le cagnard du Cher. Pas une étape où Alberto Contador parvient à mettre une minute dans la vue au maillot jaune,Christopher Froome, et à relancer l’intérêt de cette centième Grande Boucle. Finalement, les adversaires de la Sky ont réussi à frapper un grand coup en rase campagne, là où on les attendait les moins.
Nous sommes à trente kilomètres de l’arrivée. Déjà excité par la crevaison d’Alejandro Valverde, finalement largué à près de dix minutes du vainqueur Mark Cavendish, le peloton est emmené par la Saxo-Tinkoff, la formation d’Alberto Contador, qui décide alors de tenter une bordure. Un coup tactique qui consiste à profiter d’un fort vent de côté et à se disposer en éventail sur la chaussée pour lâcher au train ses poursuivants, absolument plus protégés du vent. «Ce n’est pas le genre de choses qu’on planifie vingt-cinq kilomètres à l’avance, raconte l’Irlandais Nicolas Roche, équipier de Contador. A la radio, on savait que pas mal d’adversaires étaient au milieu du peloton. J’ai regardé Michael Rogers [un équipier] puis j’ai regardé Alberto. Ils étaient d’accord donc on est partis.»
Nous sommes à trente kilomètres de l’arrivée. Déjà excité par la crevaison d’Alejandro Valverde, finalement largué à près de dix minutes du vainqueur Mark Cavendish, le peloton est emmené par la Saxo-Tinkoff, la formation d’Alberto Contador, qui décide alors de tenter une bordure. Un coup tactique qui consiste à profiter d’un fort vent de côté et à se disposer en éventail sur la chaussée pour lâcher au train ses poursuivants, absolument plus protégés du vent. «Ce n’est pas le genre de choses qu’on planifie vingt-cinq kilomètres à l’avance, raconte l’Irlandais Nicolas Roche, équipier de Contador. A la radio, on savait que pas mal d’adversaires étaient au milieu du peloton. J’ai regardé Michael Rogers [un équipier] puis j’ai regardé Alberto. Ils étaient d’accord donc on est partis.»
Dave Brailsford: «On s’est fait avoir»
Avec une dizaine d’autres coureurs, dont Sagan, Cavendish, Mollema ou Ten Dam, Contador et cinq équipiers faussent alors compagnie au peloton. Malgré les tentatives de la Sky, il n’arrivera jamais à reprendre les échappés, qui finiront avec plus d’une minute d’avance. «Pour être honnête, notre idée était juste de limiter les pertes. On s’est fait avoir, donc bravo à la Saxo», félicite le manager de la formation britannique Dave Brailsford. Contrainte d’abandonner son leader au milieu de ses rivaux dimanche dans les Pyrénées, réduite à sept après l’abandon de Boasson Hagen jeudi, son équipe a surtout confirmé son incapacité à réguler la course et à pouvoir assister son maillot jaune.
Avec une dizaine d’autres coureurs, dont Sagan, Cavendish, Mollema ou Ten Dam, Contador et cinq équipiers faussent alors compagnie au peloton. Malgré les tentatives de la Sky, il n’arrivera jamais à reprendre les échappés, qui finiront avec plus d’une minute d’avance. «Pour être honnête, notre idée était juste de limiter les pertes. On s’est fait avoir, donc bravo à la Saxo», félicite le manager de la formation britannique Dave Brailsford. Contrainte d’abandonner son leader au milieu de ses rivaux dimanche dans les Pyrénées, réduite à sept après l’abandon de Boasson Hagen jeudi, son équipe a surtout confirmé son incapacité à réguler la course et à pouvoir assister son maillot jaune.
Des lacunes qui font les affaires d’Alberto Contador. De retour sur le podium, le double vainqueur du Tour de France pointe désormais à un peu de trois minutes de Froome, juste derrière le Néerlandais Bauke Mollema. «C’est le Tour, la situation peut changer chaque jour», souffle l’Espagnol. «On n’a jamais été abattus, raconte son directeur sportif, Philippe Mauduit. Il faut continuer à tenter, ça a bien marché pour nous aujourd’hui. Un coup pour la Sky? Si mon leader avait encore trois minutes d’avance, mon moral ne serait pas atteint.»
Des lacunes qui font les affaires d’Alberto Contador. De retour sur le podium, le double vainqueur du Tour de France pointe désormais à un peu de trois minutes de Froome, juste derrière le Néerlandais Bauke Mollema. «C’est le Tour, la situation peut changer chaque jour», souffle l’Espagnol. «On n’a jamais été abattus, raconte son directeur sportif, Philippe Mauduit. Il faut continuer à tenter, ça a bien marché pour nous aujourd’hui. Un coup pour la Sky? Si mon leader avait encore trois minutes d’avance, mon moral ne serait pas atteint.»
Resté au milieu du peloton quand ses équipiers s’échinaient à réduire l’écart, l’intéressé semblait quand même agacé. «Perdre une minute dans ce final, c’est difficile à avaler. Nous avions travaillé très dur pour construire cet avantage et il disparaît en partie.» «La Saxo a vidé son réservoir, la Belkin a vidé son réservoir et je préfère être à notre place qu’à celle de la Movistar puisque Valverde a perdu le Tour, estime son manager. On est toujours en tête, il y a des montagnes et un contre-la-montre à venir.» Là au moins, Christopher Froome ne sera pas embêté par le vent.


















