Tour de France 2013: Les baroudeurs en souffrance
CYCLISME – Les équipes de sprinteurs avortent toutes les tentatives…Romain Baheux
De notre envoyé spécial à Tours (Indre-et-Loire),
De notre envoyé spécial à Tours (Indre-et-Loire),
La pièce est bien écrite mais commence à devenir répétitive. Tout commence par des coureurs qui cèdent à la tentation de s’échapper en début d’étape. Puis vient le moment où le peloton est lassé de voir la poignée d’hommes creuser l’écart et commence à rouler. Le dernier acte s’achève sur la reprise de l’échappée dans les derniers kilomètres et par une arrivée au sprint, comme ce jeudi à Tours avec la victoire de l’Allemand Marcel Kittel. En plaine, seul Jan Bakelants a réussi à introduire un peu d’imprévu dans le scénario en remportant la deuxième étape à Ajaccio après s'être arraché du peloton.
La pièce est bien écrite mais commence à devenir répétitive. Tout commence par des coureurs qui cèdent à la tentation de s’échapper en début d’étape. Puis vient le moment où le peloton est lassé de voir la poignée d’hommes creuser l’écart et commence à rouler. Le dernier acte s’achève sur la reprise de l’échappée dans les derniers kilomètres et par une arrivée au sprint, comme ce jeudi à Tours avec la victoire de l’Allemand Marcel Kittel. En plaine, seul Jan Bakelants a réussi à introduire un peu d’imprévu dans le scénario en remportant la deuxième étape à Ajaccio après s'être arraché du peloton.
«On sent que le peloton ne veut pas se faire avoir par les échappées, il laisse assez peu d’écart avant de commencer à rouler, décrit Jean-Marc Marino, de l’équipe Sojasun. Beaucoup d’équipes ont des sprinteurs capables de gagner des étapes et elles ne veulent rien laisser passer.» «Les autres étapes sont très difficiles, elles font attention à gagner tout ce qu’elles peuvent», confirme le Canadien d’Europcar David Veilleux.
Le problème Peter Sagan
Car ce Tour fait dans les extrêmes. Pour l’instant, le peloton a en majorité eu affaire à des étapes trop plates pour laisser une véritable chance aux baroudeurs ou bien trop escarpées pour que les favoris refusent de s’expliquer comme dans les Pyrénées. Et le programme d’ici la fin de la Grande Boucle n’est pas fait pour rassurer les puncheurs qui rêvent d’une victoire d’étape. «On se dit que la dernière semaine va être très difficile avec ces étapes de haute montagne dans les Alpes, redoute Pierrick Fedrigo, de la FDJ.fr. Il faudra saisir des opportunités avant.»
Car ce Tour fait dans les extrêmes. Pour l’instant, le peloton a en majorité eu affaire à des étapes trop plates pour laisser une véritable chance aux baroudeurs ou bien trop escarpées pour que les favoris refusent de s’expliquer comme dans les Pyrénées. Et le programme d’ici la fin de la Grande Boucle n’est pas fait pour rassurer les puncheurs qui rêvent d’une victoire d’étape. «On se dit que la dernière semaine va être très difficile avec ces étapes de haute montagne dans les Alpes, redoute Pierrick Fedrigo, de la FDJ.fr. Il faudra saisir des opportunités avant.»
Les baroudeurs n’ont plus beaucoup le choix. Deux villes reviennent fréquemment quand on les interroge sur leurs possibilités de succès dans le Tour: Gap et surtout Lyon. L’arrivée dans la capitale des Gaules ce samedi est idyllique pour les puncheurs avec deux cols de quatrième catégorie dans les vingt derniers kilomètres. Idéal, sauf si Peter Sagan décide de s’en mêler.
Très bon sprinteur et à l’aise dans les bosses, le Slovaque est l’enfer du baroudeur. Il y a une semaine, le porteur du maillot vert s’était assuré la victoire à Albi en ordonnant à son équipe de rouler dans un col de deuxième catégorie pour éliminer les autres sprinteurs du peloton. Avec un objectif: continuer de creuser l’écart pour remporter de nouveau le classement par points à Paris. «Il s’accapare les étapes intermédiaires en faisant rouler ses mecs, souligne Marino. Il va être dangereux et je pense même qu’il est capable d’aller gagner à Gap mardi.» Et de limiter encore plus les possibilités d’expression des baroudeurs.
Très bon sprinteur et à l’aise dans les bosses, le Slovaque est l’enfer du baroudeur. Il y a une semaine, le porteur du maillot vert s’était assuré la victoire à Albi en ordonnant à son équipe de rouler dans un col de deuxième catégorie pour éliminer les autres sprinteurs du peloton. Avec un objectif: continuer de creuser l’écart pour remporter de nouveau le classement par points à Paris. «Il s’accapare les étapes intermédiaires en faisant rouler ses mecs, souligne Marino. Il va être dangereux et je pense même qu’il est capable d’aller gagner à Gap mardi.» Et de limiter encore plus les possibilités d’expression des baroudeurs.


















