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Londres 2012: Eliminée, Laura Flessel veut «aller voir la France qui gagne»

Londres 2012: Eliminée, Laura Flessel veut «aller voir la France qui gagne»

JO / ESCRIMEBattue au 2e tour de l'épée, la porte-drapeau de la délégation française est maintenant à la retraite...
Antoine Maes

Antoine Maes

De notre envoyé spécial à Londres,

«Là je vais dire merci à tout le monde… Et c’est terminé.» A 40 ans, Laura Flessel va enfin ranger ses épées. C’est un monument de l’escrime qui a fait ses adieux ce lundi après-midi: deux titres olympiques, six médailles d’or mondiales. La porte-drapeau des Français est tombée au 2e tour contre la Roumaine Gherman, championne d’Europe en titre (15-13). «Je voulais faire cinq matchs, je n’en fais que deux. Mais je me suis battue. Et je ne voulais pas passer à côté sans m’être battue», lâche «la Guêpe», qui rit et pleure en même temps quelques minutes après sa défaite.

Son mari: «Ces Jeux, elle ne les a jamais pris comme si c’était les derniers»

Elle est de toute façon très loin de sa grande période. Mais pendant quelques minutes, les supporters français (et le président Hollande) ont cru reconnaître celle qu’ils avaient découverte en 1996 aux Jeux d’Atlanta. Menée 10-6, Flessel s’est arrachée pour égaliser avant de craquer dans le dernier tiers. «Ces Jeux, elle ne les a jamais pris comme si c’était les derniers, ajoute Denis Colovic, son mari. Et puis elle voulait dédier une dernière médaille à son petit frère Sandro, décédé en décembre», conclut le père de Leilou (11 ans) la fille de la championne.

«Du champagne et des larmes, c’est toute ma vie ça»

Le clan s’est d’ailleurs regroupé cinq bonnes minutes le long de la zone-mixte, dans une étreinte à trois secouée par les sanglots de la fille du couple Flessel-Colovic. «C’était un projet familial», expliquait Flessel quelques mètres auparavant. Il lui fut demandé de résumer sa carrière: «Du champagne et des larmes, c’est toute ma vie ça», sourit l’épéiste, qui profite de tous ces micros devant elle pour réclamer aux médias: «Ne lâchez pas l’escrime.» Vous entendrez parler d’elle quoi qu’il arrive dans les jours qui viennent. La Guadeloupéenne a décidé d’assumer son statut de capitaine olympique des tricolores pour «aller voir la France qui gagne». Elle a connu ça de près, il y a quelques années déjà.

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