Lubomir Stanek, haute fidélité
volley Le géant tchèque de 35 ans dispute sa cinquième saison chez les Spacer's. La dernière ?Nicolas Stival
Depuis une dizaine d'années, Lubomir Stanek (35 ans) et Josef Smolka (46 ans) forment un couple indissociable. Après s'être côtoyés comme joueurs en équipe nationale tchèque, le premier a rejoint le second, alors entraîneur à Sète, en 2002. Quatre saisons plus tard, le duo a débarqué à Toulouse.
« Lubomir est un très bon central, avec de grandes qualités au service, en attaque et au contre, souligne le technicien des Spacer's, actuels 12es de Ligue A. Il a un bon mental et n'a pas peur. Dommage qu'il soit un peu vieux, mais il est toujours capable d'apporter beaucoup. » La preuve : meilleur contreur du championnat l'an passé (3,8 de moyenne par match), le géant de 2,05 m pointe encore au 7e rang (3,1). « C'est ma huitième année en France et je connais la plupart des passeurs adverses, explique-t-il. Je sais donc me placer aux moments importants. »
Venu au volley sur le tard, à 18 ans lors de son service militaire, l'ancien hockeyeur et tennisman n'a connu que trois clubs : Liberec, Sète et Toulouse. « Beaucoup de joueurs changent souvent d'équipes, constate le plus ancien membre de l'effectif, à défaut d'en être le doyen (Cernousek a 37 ans). Moi j'ai une famille, deux enfants, et c'est un peu compliqué de bouger. Et puis, il y a tout ici, c'est une très jolie ville. »
« D'abord maintenir l'équipe »
Stanek n'est pourtant pas certain de rester à Toulouse au-delà du terme de son contrat, en juin. « On avisera d'ici deux mois et demi », indique-t-il. « Il faut d'abord maintenir l'équipe, observe Smolka. On verra ensuite qui continue ou pas. » Le central vétéran préfère regarder vers le haut que vers le bas. « J'ai toujours visé une place dans les huit premiers. Le championnat est très bizarre et serré. » A douze journées de la fin, les Spacer's comptent trois points d'avance sur Beauvais, 13e et premier relégable, et trois de retard sur Paris, 8e.
Lorsqu'il aura cessé de déjouer les attaques adverses, Stanek devrait endosser la panoplie de technicien. Entre autres… « Un entraîneur en République tchèque ne gagne pas beaucoup, il doit faire quelque chose de plus. J'ai des touches chez IKEA, en tant que commercial. » Un sportif retraité cherche toujours à meubler le temps. W


















