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Rugby: Danny Cipriani, un rebelle à Melbourne

Rugby: Danny Cipriani, un rebelle à Melbourne

Enfant prodige et terrible du rugby anglais, l'ouvreur Danny Cipriani a voulu "prendre un nouveau départ" en rejoignant l'équipe des Melbourne Rebels, intégrée cette saison au Super 15, mais sa réputation sulfureuse l'a suivi jusqu'en Australie.
© 2011 AFP

© 2011 AFP

Enfant prodige et terrible du rugby anglais, l'ouvreur Danny Cipriani a voulu "prendre un nouveau départ" en rejoignant l'équipe des Melbourne Rebels, intégrée cette saison au Super 15, mais sa réputation sulfureuse l'a suivi jusqu'en Australie.

Proie des tabloïds britanniques pour son mode de vie jugé clinquant et sa relation avec le mannequin Kelly Brook, Cipriani a finalement cédé aux sirènes de l'hémisphère sud et de son championnat des provinces, autant pour le défi sportif que par volonté de se faire oublier.

Car rien ne semblait retenir le jeune talent de 23 ans en Angleterre, son contrat avec les London Wasps expirant en juin dernier.

Révélation du Tournoi des six nations 2008 avec le XV de la Rose, il s'était aussi fait remarquer en boîte de nuit avant un match contre l'Ecosse.

Le sélectionneur anglais, Martin Johnson, l'avait alors exclu et depuis, Cipriani n'entrait plus vraiment dans ses plans, alors que Jonny Wilkinson revenait à son meilleur niveau.

Cette mise à l'écart aurait précipité le départ du joueur, qui se prive ainsi de la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande, en septembre-octobre prochains. Motif: bloqué en Australie, il ne pourra pas disputer le Tournoi des six nations en février et mars, et ne pourra pas être jugé à l'aune du reste de l'équipe.

"Si j'ai une chance d'être appelé, je ne vais pas refuser, a déclaré le joueur à l'AFP. Je vais jouer du mieux possible pour me donner cette opportunité."

Son équipe, les Melbourne Rebels, est en train de s'étalonner avant le début du Super 15, fin février. Samedi, l'entraîneur Rod McQueen, aux commandes des Wallabies lors de la victoire en Coupe du monde 1999, a procédé à une large revue d'effectif pour le premier match amical, remporté face aux Tonga 43-13. Mais comme d'habitude, après le match, il n'était question que de Danny Cipriani.

"Nous sommes bien conscients de la presse que Danny a eue dans le passé, souligne McQueen. Et cela m'attriste vraiment, alors que nous essayons de monter une équipe, que l'on ne parle que de Danny."

"Etre le centre des attentions, je vis ça depuis l'âge de 18 ans donc j'ai l'habitude, tempère le joueur. Les gens écrivent ce qu'ils veulent, je me concentre juste sur mon boulot."

Depuis son arrivée dans la province de Victoria, le joueur a certes participé à quelques opérations de relations publiques, mais a surtout été préservé de la presse sur décision de McQueen, à l'agacement de certains journalistes.

"Bien sûr que cela m'aide, assure Cipriani. Je fais confiance à Rod, il a remporté la Coupe du monde, cela fait longtemps qu'il fait ce métier, il sait comment gagner."

Selon McQueen, Cipriani est venu "pour prendre un nouveau départ". De nombreux observateurs parient aussi que le joueur va rapidement prendre du galon dans une équipe mêlant joueurs d'expérience - comme le centre australien Stirling Mortlock - et jeunes prometteurs - à l'instar de l'ailier ou centre Néo-Zélandais Cooper Vuna.

En tout cas, quelque mois après avoir posé le pied de l'autre côté du monde, l'ancien des London Wasps dit parfaitement s'acclimater.

"C'est encore mieux que ce à quoi je m'attendais", jure-t-il, ravi de retrouver un peu de soleil avec l'été austral.

Il assure aussi apprécier le type de jeu pratiqué "plus rapide, plus vif".

Surtout, depuis sa blessure à une cheville en mai 2008, qui l'a longtemps éloigné des pelouses, et ses autres déboires, Cipriani se dit heureux d'une chose: retrouver le terrain, rien que le terrain.

Cet article est réalisé par Journal du Net et hébergé par 20 Minutes.