PSG-Anderlecht: Porté par un grand Kurzawa, Paris gifle Anderlecht (5-0) et file en 8es de Ligue des champions
FOOTBALL•Le PSG a encore corrigé Anderlecht, cettte fois-ci avec la manière...William Pereira
Au Parc des Princes,
En cette première nuit froide de la saison au Parc des Princes (point Alain Gillot-Pétré : on est descendu à 7 degrés), le PSG n’aura guère frissonné. Jamais inquiétés par des joueurs d’Anderlecht déguisés en fantômes pour Halloween, les troupes d’Unai Emery ont obtenu la victoire (5-0) et la qualif pour les 8es de finale de Ligue des champions au prix d’une des prestations les plus abouties de la saison. On pourra remercier le Bayern et Kingsley Coman, buteur, d’avoir tenu leur rang face au Celtic dans l’autre match du groupe pour ouvrir la voie aux Parisiens qui affichent désormais une différence de +17 buts (17 marqués, aucun encaissé). Solide.
Quand le collectif prime sur l’individuel…
On ne va pas se mentir, les matchs où ça partait dans tous les sens, où Neymar et Mbappé faisaient de folles différences, souvent au détriment du collectif, c’était marrant mais pas viable sur le long terme. Depuis le Classico décevant, les choses ont changé, et ça s’est encore vu contre Anderlecht. Moins de ballons jetés vers l’avant, une circulation du ballon fluide, des combinaisons en première intention, un bloc compact : bref, le PSG a joué comme une vraie grande équipe européenne doit savoir le faire, avec un vrai feu d’artifice d’occasions dans les derniers instants, quand tout était pourtant déjà plié. Il est vrai qu’on pourra toujours arguer que l’adversaire du soir était faible mais cela n’enlève rien au fait que Paris a très bien joué.
Layvinson ? KURZAWA !
Premier but : un coup-franc de Neymar, obtenu par le Brésilien et envoyé sur le poteau, repris en bon renard. Ok, pourquoi pas. Deuxième but, tête plongeante devant le but à la Cavani. Là, ça commence à devenir compliqué d’accabler le bouc-émissaire Layvin Kurzawa. Troisième but, frappe tendue, propre, très bien exécutée. Ok, c’est bon, donnez le trophée d’homme du match au latéral-gauche du Paris Saint-Germain. Si ça peut lui permettre de se mettre en confiance et d’offrir aux Bleus une vraie solution à ce poste en vue de la Coupe du monde, on prend.
Mbappé encore dans le dur mais beaucoup plus propre
C’est acté. Kylian Mbappé n’est pas au top de sa forme physique. Cela a été dit et redit avant le match et on voit bien que l’attaquant de 18 piges n’a pas les cannes pour aspirer l’âme des défenseurs comme à son habitude. Ce n’est pas un hasard s’il est sorti à l’heure de jeu. MAIS. A la grande différence de ses dernières sorties décevantes, l’international français a cette fois-ci eu l’intelligence de ne pas surjouer et de nous épargner ses rushs vains au milieu de 15 défenseurs. Résultat, il a très peu perdu la balle, a débordé quand c’était nécessaire et même délivré plusieurs centres qui auraient pu et dû être décisifs dans la surface, notamment en première période. C’est dans ce registre qu’il est le plus fort et qu’on a envie de l’aimer.
Draxler et Verratti ont fait la loi au milieu
Plus les matchs passent et plus on peut féliciter Unai Emery d’avoir replacé Julian Draxler dans l’entre-jeu du PSG, qui manque désespérément de ressources dans cette zone du terrain. L’Allemand aura été hyper présent au milieu sans marcher sur le territoire de la MCN, et, chose qu’on ne lui connaissait pas, a cavalé comme un cheval du début à la fin. C’est pas avec Motta qu’on aurait vu ça.
Premier homme fort de la soirée, Verratti a aussi beaucoup couru, et, comble du comble marqué un magnifique but. On le savait délicieux balle au pied et doté d’un sens du jeu particulièrement aiguisé, mais ce soir, l’Italien a prouvé qu’il savait faire autre chose que marcher balle au pied. On a presque plus vibré sur son pressing solitaire en fin de première mi-temps que sur ses ouvertures faciles à en faire pâlir les paquets de gâteaux de votre supermarché. Sans doute parce que c’est rare. Trop rare.


















