Vendée Globe: Shiraishi, de Pavant et maintenant Josse, on vous résume l'hécatombe

VOILE Trois abandons depuis dimanche, et ça n'est peut-être pas fini...

R.B.

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Sébastien Josse a abandonné la course mercredi 7 décembre.

Sébastien Josse a abandonné la course mercredi 7 décembre. — LOIC VENANCE / AFP

Et dire qu’on se « plaignait » du manque de péripéties de ce Vendée Globe. Depuis dimanche, la course en solitaire a vu trois skippers abandonner, dont le dernier en date, le troisième de l’épreuve Sébastien Josse mercredi. Et on vous prévient, la présence de la majorité des navires dans les mers du Sud ne va pas arranger cela. 20 Minutes fait le point sur les différents cas pour vous aider à comprendre cette hécatombe.

Le coup du mât : Kojiro Shiraishi

Si l’on parlait foot, on pourrait dire que le Japonais a été victime d’une rupture des ligaments croisés du genou. Shiraishi (Spirit of Yukoh) a subi, dans la nuit de samedi à dimanche, de l’une des pires tuiles possible pour un marin : un démâtage. Après avoir tenté - en vain - de réparer l’affaire, le premier navigateur asiatique à prendre le départ du Vendée a annoncé son retrait de la course quelques heures plus tard.

« Je tiens à m’excuser auprès de toutes les personnes qui m’ont suivi et encouragé jusque-là, a lâché le Japonais, abattu. Merci à tous mes sponsors de m’avoir accompagné dans cette belle aventure. » Et direction Le Cap pour poser le bateau au port.

Le coup de l’OFNI : Kito de Pavant

Mardi matin, le communiqué de Bastide Otio est alarmant. L’écurie de Kito de Pavant annonce que son skipper a heurté un objet flottant non-identifié (l’un de ces fameux OFNI), entraînant une voie d’eau dans le compartiment moteur. L’homme au nom le plus cool du Vendée Globe alerte alors les secours.

Le Marion Dufresne, navire ravitailleur des Terres antarctiques et australes françaises, est dérouté pour porter assistance à de Pavant, stationné au nord des îles Crozet. A 2h du matin mercredi, un zodiac évacue le marin.

« Ça a été dur de quitter mon bateau et de l’abandonner au milieu de nulle part, ça me fait mal au cœur de perdre le bateau, souffle-t-il. C’était la seule solution parce que je n’avais quasiment plus d’énergie pour les pompes et je ne pouvais pas recharger les batteries puisque le moteur était sous l’eau. » Kito de Pavant va maintenant accompagner le Marion Dufresne dans sa tournée de ravitaillement. L’occasion de faire un peu de tourisme.

Le coup du foil : Sébastien Josse

C’était l’un des grands favoris du Vendée. Et boum badaboum, Sébastien Josse a été contraint à l’abandon alors que troisième de la course, il guettait un signe de faiblesse chez le duo de tête Le Cléac’h-Thomson. La faute à un foil, les fameuses « moustaches » qui avantagent les navires équipés de la chose, endommagé lundi. Après deux jours passés à s’abriter de la tempête, Josse a pu se pencher mercredi sur l’avarie. Et malheureusement, c’était bien plus grave que prévu.

« Quand tu fais le Vendée Globe, tu sais que quotidiennement tu auras des interventions à faire sur le bateau. Mais il faut que cela s’arrête aux pansements.… Je suis infirmier, pas chirurgien », analyse le skipper, qui va maintenant emmener son navire à Perth ou à Adelaïde.

Le prochain coup ?

On ne souhaite de malheur à personne, mais on se dit que tout est réuni pour avoir une défection rapidement. Pêle-mêle, on peut vous citer Romain Attanasio, qui s’est dérouté vers une baie sud-africaine après avoir heurté un OFNI, Eric Bellion et son safran touché ou encore Thomas Ruyant, victime mercredi d’une avarie entraînant une voie d’eau. Courage messieurs.

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