Vendée Globe: Kito de Pavant secouru dans la nuit... Et maintenant, de la casse pour Eric Bellion... Le journal de la course

VOILE Le skipper de Bastide Otio a été contraint d'abandonner son bateau...

R.B.

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Kito de Pavant aux Sables d'Olonne en octobre 2016.
Kito de Pavant aux Sables d'Olonne en octobre 2016. — JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

Kito de Pavant à bord du navire de secours

C’est le gros soulagement de la nuit de mardi à mercredi. Kito de Pavant (Bastide Otio), victime d’une grave avarie dans le sud de l’océan Indien, a été secouru à 2h du matin.

Le skipper, qui disputait son troisième Vendée Globe, dont le bateau était victime d’une voie d’eau importante depuis dans la matinée de mardi, a été récupéré par le Marion Dufresne, navire ravitailleur des Terres antarctiques et australes françaises (TAAF) croisant à quelque 110 milles du lieu de l’incident.

« Ça a été dur de quitter mon bateau et de l’abandonner au milieu de nulle part, ça me fait mal au coeur de perdre le bateau. Mais c’était la seule solution parce que je n’avais quasiment plus d’énergie pour les pompes et je ne pouvais pas recharger les batteries puisque le moteur était sous l’eau », a raconté Kito de Pavant. Bref, ça devenait beaucoup trop dangereux.

Eric Bellion va réparer son navire

Ca n’arrête plus. Le skipper du Vendée Globe Éric Bellion (Commeunseulhomme) a été victime d’une avarie sur son safran tribord, a annoncé mardi soir son équipe à terre.

« Alors qu’il naviguait dans une mer formée et un vent moyen d’une trentaine de noeuds, le bateau s’est couché dans une rafale à plus de 50 noeuds, a relaté Commeunseulhomme dans un communiqué. Sous la violence du choc, la mèche de safran - pièce en carbone qui relie l’appendice au bateau - s’est vrillée ».

« La pelle de safran est donc toujours reliée au bateau mais est rendue inutilisable. Un safran de rechange a été embarqué avant le départ et Éric va devoir effectuer le remplacement pour poursuivre la course. »

Le skipper fait donc route « sous voile réduite » vers une « zone de calme, qu’il atteindra demain (mercredi) en fin de matinée », afin d’effectuer cette réparation, pour laquelle il n’a pas demandé d’assistance.

Et sinon, Le Cléac’h est toujours en tête

Parce que oui, la course continue malgré toutes ces avaries. Et en tête, on trouve toujours Armel le Cléac’h, qui creuse l’écart sur son dauphin Alex Thomson. Les deux hommes filent sous l’Australie avec 1.000 milles d’avance sur le troisième Sébastien Josse. Autant vous dire que sauf souci (mais bon, il y en a plein sur le Vendée), la victoire sera pour l’un d’eux.

Le classement à 5h

1. Armel le Cléac’h (Banque Populaire VIII)

2. Alex Thomson (Hugo Boss) à 111,8 milles

3. Sébastien Josse (Edmond de Rothschild) à 1051,5 milles

4. Paul Meilhat (SMA) à 1250,4 milles

5. Jérémie Beyou (Maître Coq) à 1407,4 milles