JO 2016: Et si Teddy Riner était victime de la malédiction du porte-drapeau?
JEUX OLYMPIQUES•Le judoka va défendre son titre olympique vendredi à Rio…Romain Baheux
De notre envoyé spécial à Rio,
On sera les premiers à en rire. A dire que cet article était aussi inutilement alarmiste que Paco Rabanne la veille de l’an 2000. II n’empêche. En ce vendredi où Teddy Riner part défendre son titre olympique, on tremble un tout petit peu pour notre judoka. Aussi colosse soit-il, ne va-t-il pas lui aussi succomber à la malédiction du porte-drapeau tricolore (roulements de tambour) ?
Oui, parfaitement. Le sceau du malheur sur le porteur de nos couleurs n’est pas aussi vieux que celui des temples mayas, puisque Marie-José Pérec en 1996 et David Douillet en 2000 se sont imposés, mais la série récente pèse un peu. On vous liste :
- Jackson Richardson en 2004. Les handballeurs français sont favoris mais se vautrent sur les Russes en quart.
- Tony Estanguet en 2008. Le seul raté olympique de notre triple médaillé d’or.
- Laura Flessel en 2012, sortie en huitième de finale.
Ajoutez à cela les Vincent Defrasne et Jason Lamy-Chappuis repartis bredouilles après s’être pointés avec leur étendard à Vancouver et Sotchi et vous aurez de quoi imaginer une vilaine glissade du Français sur une prise minable d’un adversaire quelconque.
Avant le coup d’envoi des Jeux, certains se sont même félicités de ne pas avoir été choisis par les autres athlètes. « Etre porte-drapeau, ça m’aurait rajouté beaucoup de pression, en plus il y a une malédiction autour de cela », a ainsi glissé Nikola Karabatic. Merci, sympa d’entourer notre vedette de tes bonnes ondes.
« Je ne mets pas une pression négative avec ça, clame Teddy Riner. Moi, je n’ai jamais vu cette tache comme quelque chose de négatif. » On le soupçonne d’ailleurs d’avoir été rassuré sur le sujet par Tony Estanguet, porte-drapeau pékinois malheureux. « Personnellement, après avoir fait le bilan de l’échec de Pékin, ce serait vraiment malhonnête de ma part de dire que c’était à cause du rôle de porte-drapeau », glisse à RMC la figure de proue de Paris 2024 à RMC.
« Il faut arrêter avec ça, nous expliquait spontanément Laura Flessel il y a une semaine. Ces histoires de malédiction, ça n’existe pas comme l’ont prouvé David et Marie-José. C’est le sport. Tu tombes sur un adversaire qui te domine le jour J et ça a été mon cas à Londres. » Pas dit que ça nous console si le judoka mord le tatami pour la première fois depuis 2010.


















