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Ligue 1: Sochaux ou l’agonie des Lionceaux à Toulouse
FOOTBALL- Corrigés à Toulouse (5-1), les Doubistes affichent le profil « parfait » du futur relégué en Ligue 2…Nicolas Stival, à Toulouse
Une dernière place avec un succès en 15 journées de L1, la plus mauvaise défense (deux buts encaissés par match en moyenne) et sept points de retard sur le premier non-relégable… Difficile de trouver l’ombre d’un motif d’espoir lorsqu’on est joueur, entraîneur, dirigeant ou supporter de Sochaux, au sortir d’une lourde raclée reçue à Toulouse, samedi (5-1). «Nous avons la chance d’ouvrir le score (par Mayuka, dès la 7e minute), puis nous nous sommes liquéfiés», analyse le technicien Hervé Renard, qui n’a toujours pas connu le succès en championnat (trois revers, trois nuls) depuis qu’il a remplacé Eric Hély, début octobre.
Lopy, les moulés et le manque de respect
«Sur cinq buts, on en donne quatre», souffle le gardien Simon Pouplin, fautif sur la première des trois réalisations de Wissam Ben Yedder, puis sur le tir gagnant de Pantxi Sirieix. Alignés dans un schéma inédit en 3-5-2, pour riposter à la tactique identique des Toulousains, les Doubistes, sans leur recrue Pierre-Alain Frau (non qualifiée) ont craqué sur la première occasion de leurs adversaires. Avant de sombrer dans une totale médiocrité et de finir «en apothéose» sur un incroyable but contre son camp de Lionel Zouma dans les arrêts de jeu. Une main du grand frère du Stéphanois Kurt avait auparavant provoqué un penalty transformé par Ben Yedder...
«Paradoxalement, nous avons fait de bonnes choses, certifie pourtant Renard. C’est incroyable, mais c’est comme ça.» Une étonnante remarque qui ne concerne pas le milieu Joseph Lopy, remplacé dès la pause par l’attaquant Roy Contout. «Lopy a joué en crampons moulés en première mi-temps (alors que le terrain, gras, exigeait des vissés), cingle le technicien. Il a glissé sur le deuxième but. Il nous a manqué de respect. Peut-être qu’il comprendra…» L’ancien sélectionneur de la Zambie refuse de s’affaler dans la sinistrose qui lui tend les bras. «Il faut tourner la page, assène-t-il. Le match contre Reims, mercredi, est d’une importance capitale. Je suis persuadé que nous avons les capacités psychologiques pour réagir.»
Il vaudrait mieux, car c’est Paris, au Parc des Princes, qui attend ensuite les Sochaliens, samedi. «Si on va au PSG sans avoir battu Reims, cela renforcera le côté dramatique de la situation, reconnaît le défenseur Cédric Kanté. On sait à quoi se joue un maintien puisque la saison dernière, nous n’étions pas sauvés avant la dernière journée.» Il y a un an, après 15 journées, les Lionceaux étaient déjà relégables. Mais ils étaient 18es avec 15 points, soit deux places et sept unités de mieux qu’aujourd’hui…


















