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Alexis Ajinça: «Contre l’Espagne, il peut encore y avoir des coups»

Alexis Ajinça: «Contre l’Espagne, il peut encore y avoir des coups»

INTERVIEW – Le pivot de l’équipe de France de basket s’attend à un nouveau match houleux face à l’Espagne en demi-finale de l’Euro…
Propos recueillis par Romain Scotto

Propos recueillis par Romain Scotto

Huit défaites plus tard, l’équipe de France s’apprête à retrouver l’Espagne, vendredi soir à Ljubljana. En jeu, une place en finale de l’Euro, un peu plus d’un an après le match houleux des Jeux de Londres, où Nicolas Batum avait réglé ses comptes sur Navarro. Le pivot Alexis Ajinça n’était pas présent lors de cette rencontre, mais il s’attend tout de même à de chaudes retrouvailles.

Y a-t-il eu un déclic dans le groupe lors de cette victoire contre la Slovénie?

Non, il ne s’est rien passé de différent. On a juste été concentrés du début à la fin. On n’a pas lâché. Avant le match, on s’est juste sortis de la compétition. Mentalement. On est sortis manger à l’extérieur de l’hôtel dans un restaurant. On a passé un bon moment entre nous. C’est toujours important de faire quelque chose d’autre que du basket tous ensemble. Ça nous a aidés.

L’Espagne vous a-t-elle impressionnés dans son quart de finale contre la Serbie (victoire 90-60)?

Pas vraiment. La Serbie est une équipe jeune, d’une moyenne d’âge de 24 ans. Les Espagnols ont fait jouer leur expérience. Ils ont été très, très, bons. Au niveau mental, ils savaient que s’ils attaquaient dès le début, en leur montrant qu’ils étaient très déterminés, les Serbes allaient lâcher à un moment. Ça a marché.

Face à eux, devrez-vous vous montrer encore plus agressifs?

On n’a pas besoin de se forcer pour être agressif face à eux. Ce sera un bon match. Mentalement on est prêt. On va tout donner. On n’est pas inquiets, on sait qu’il faut avoir une bonne défense face à eux.

Règne-t-il un esprit de revanche dans l’équipe après huit défaites d’affilée face à eux?

Oui. On voit très bien qu’il y a une grosse rivalité. Il faut stopper cette série de défaites. Il n’y a pas que celle des Jeux. Aux championnats d’Europe aussi. On sent que ça reste. C’est pour cela qu’il y a beaucoup d’envie de notre côté. On s’est affrontés en match de préparation et on ne s’est pas cherchés. On a juste essayé de jouer notre jeu. On savait très bien qu’on allait encore les rencontrer.

Avez-vous l’impression de jouer un peu plus qu’un match de basket vendredi?

C’est toujours plus qu’un match de basket contre eux. C’est plus intéressant. On sait que tous les Français qui ont vécu les défaites précédentes ont de la hargne contre eux et veulent absolument gagner. Donc on va pousser un maximum pour gagner ce match-là. Ne pas être favori, c’est parfait pour nous. On se met moins la pression.

Peut-on s’attendre à ce qu’il y ait encore des échanges de coups?

On sait que des coups sont partis durant ce match-là. Ce sera encore très dur. Il ne faudra pas partir dans l’excès. Il peut encore y avoir des coups. Mais je pense que ce sera plus tranquille. Ce seront des coups tranquilles.