Wimbledon 2013: L'odyssée verte de Kenny de Schepper
TENNIS•Le Français joue sa place en quart de finale lundi contre l'Espagnol Verdasco...A Toulouse, Nicolas Stival
Et maintenant, Fernando Verdasco… L'épopée de Kenny De Schepper à Wimbledon se poursuit ce lundi en huitièmes de finale, face à l'Espagnol de 29 ans, 54e mondial. «C'est un grand joueur, comme celui qu'on a affronté samedi», lâche Jean-Christophe Dupont, entraîneur depuis 2010 du Bordelais installé à Colomiers (26 ans, 80e mondial). Face à l'Argentin Juan Monaco (20e), KDS a réussi le plus beau coup de sa carrière en Grand Chelem, qui se résumait avant cet été à une victoire contre l'Allemand Bachinger en 2012, déjà sur le gazon londonien.
Ce succès en trois sets alimente un début de «Kennymania» autour d'un géant de 2, 03 m à la voix douce et au style offensif, seul survivant français en seconde semaine avec l'autre surprise, Adrian Mannarino. «Quand on prend un garçon 600e mondial à 23 ans, on ne se projette pas tout de suite sur un huitième à Wimbledon, glisse Dupont au sujet d'un joueur contraint de reconstruire son tennis, après une adolescence gâchée par les blessures. C'est déjà un résultat en soi mais il y a des mecs qui ont fait des coups en Grand Chelem, puis plus rien. On essaie de repousser ses limites.»
Tombeur de l'Italien Lorenzi, bénéficiaire de l'abandon du redoutable Croate Cilic puis vainqueur, donc, de Monaco, De Schepper retrouvera sans doute en quart de finale l'idole locale Andy Murray, s'il bat Verdasco. «On serait ravis mais on ne pense qu'à Verdasco, un ancien Top 10 (7e en avril 2009) qui vient de mettre trois roustes», freine Dupont. Quoi qu'il arrive, le statut de KDS, entré dans le Top 100 en mai, a déjà changé. «Trois partenaires privés qui s'étaient manifestés avant Wimbledon vont nous rejoindre, indique son manager Joël Delaby. Kenny a une très bonne image, il a une tête sympa et il plaît.» Son tennis séduit aussi de plus en plus.


















