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Facebook: Le projet Internet.org se heurte aux associations de défense des droits civiques

Facebook: Le projet Internet.org se heurte aux associations de défense des droits civiques

WEBLa volonté de Mark Zuckerberg d'offrir un accès à Internet partout dans le monde fait face à de nombreuses critiques dans les pays émergents, l'Inde et le Brésil en tête...
20 Minutes avec agence

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Fournir Internet à un prix abordable au plus grand nombre paraissait, sur le papier, une idée fédératrice... A condition toutefois que la mise en place de pareil projet respecte en tous points les valeurs éthiques qui régissent le Web. C'est d'ailleurs à ces principes que se heurte, aujourd'hui, Mark Zuckerberg dans le développement d'Internet.org, son projet voué à apporter un accès Internet, certes à débit réduit, dans les régions les plus pauvres du globe.

Des doutes sur le caractère désintéressé du projet

Le patron de Facebook doit aujourd'hui faire face à de nombreuses critiques quant à l'image véhiculée par cette initiative. En Inde et au Brésil notamment, nombreux sont ceux qui mettent en doute le caractère désintéressé du projet, ou qui reprochent à Facebook de se placer au centre du dispositif.

En Inde, des partenaires d'Internet.org se disent ainsi dubitatifs quant aux bénéfices réels du programme, rapporte le site spécialisé Zdnet.fr. Pire encore, au Brésil où, depuis que le gouvernement a officialisé - au début du mois - un accord avec Facebook pour fournir Internet aux plus démunis, des associations de défense des droits civiques ont interpelé la présidente Dilma Rousseff sur la réelle capacité de Facebook à résorber le fossé numérique dans le pays.

L'argument de la neutralité du Net

Celles-ci demandent dès lors l'interruption des négociations avec Facebook et une mise en conformité du projet avec le principe de neutralité du Net, qui entend s'opposer à un Internet à deux vitesses (rapide pour les riches, lent pour les pauvres) nuisible à la réduction des disparités de développement entre les pays.

Sur le réseau social, Mark Zuckerberg a réagi à la polémique: «si quelqu'un ne peut pas se payer une connexion, c'est toujours mieux d'avoir un accès limité plutôt que pas d'accès du tout. L'argument de la neutralité du Net ne devrait pas être utilisé pour empêcher les gens les plus désavantagés de la société d'accéder à des opportunités», relève ainsi Zdnet.fr.