Le PDG et cofondateur d'Uber, Travis Kalanick, lors d'un discours à New York le 13 novembre 2014
Le PDG et cofondateur d'Uber, Travis Kalanick, lors d'un discours à New York le 13 novembre 2014 - Stephen Lovekin Getty

On connaissait les tactiques douteuses employées contre ses concurrents, le projet avorté d'embaucher des mannequins comme conductrices de charme à Lyon et les affaires d'agressions de passagers. Mardi, le VTC Uber s'est retrouvé au cœur d'une nouvelle polémique, poussant son fondateur, le controversé Travis Kalanick, à s'excuser via 13 tweets.

Kalanick a condamné les propos d'un vice-président d'Uber, Emil Michael, qui avait appelé ce week-end lors d'un dîner à fouiller la vie des journalistes à la recherche d'éléments compromettants afin de faire taire leurs critiques contre le groupe. «Les commentaires d'Emil à un récent dîner étaient calamiteux et ne représentent pas le groupe». «Ses déclarations dénotent un manque de leadership, d'humanité et sont loin de nos valeurs et de nos idéaux», a-t-il ajouté, sans toutefois annoncer de licenciement, pour l'instant.

«Culture misogyne»

Emil Michael, lui, a adressé un email d'excuses à Sarah Lacy, la journaliste visée par ses propos. «Je suis désolé. J'étais à une soirée et je fulminais», écrit-il, jurant que ses propos n'ont «jamais été destinés à être mis en pratique» par l'entreprise.

Lacy, elle, dénonce dans un long article la «culture sexiste et misogyne» d'Uber et appelle à son boycott. Reste à voir si elle sera entendue, alors que la startup est désormais valorisée à environ 30 milliards de dollars.

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