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Le VTC Uber embourbé dans une nouvelle polémique

Le VTC Uber embourbé dans une nouvelle polémique

WEBSon fondateur a dû s'excuser après les propos dérangeants d'un dirigeant...
Philippe Berry

P.B. avec AFP

On connaissait les tactiques douteuses employées contre ses concurrents, le projet avorté d'embaucher des mannequins comme conductrices de charme à Lyon et les affaires d'agressions de passagers. Mardi, le VTC Uber s'est retrouvé au cœur d'une nouvelle polémique, poussant son fondateur, le controversé Travis Kalanick, à s'excuser via 13 tweets.

Kalanick a condamné les propos d'un vice-président d'Uber, Emil Michael, qui avait appelé ce week-end lors d'un dîner à fouiller la vie des journalistes à la recherche d'éléments compromettants afin de faire taire leurs critiques contre le groupe. «Les commentaires d'Emil à un récent dîner étaient calamiteux et ne représentent pas le groupe». «Ses déclarations dénotent un manque de leadership, d'humanité et sont loin de nos valeurs et de nos idéaux», a-t-il ajouté, sans toutefois annoncer de licenciement, pour l'instant.

«Culture misogyne»

Emil Michael, lui, a adressé un email d'excuses à Sarah Lacy, la journaliste visée par ses propos. «Je suis désolé. J'étais à une soirée et je fulminais», écrit-il, jurant que ses propos n'ont «jamais été destinés à être mis en pratique» par l'entreprise.

Lacy, elle, dénonce dans un long article la «culture sexiste et misogyne» d'Uber et appelle à son boycott. Reste à voir si elle sera entendue, alors que la startup est désormais valorisée à environ 30 milliards de dollars.