Les jeunes imposent l’écoresponsabilité comme condition de travail
génération verte•D’après une étude, les jeunes sont de plus en plus nombreux à mettre la pression à leur entreprise sur les enjeux climatiquesY.Z.
L'essentiel
- Selon une étude Deloitte portant sur près de 23.000 jeunes, les « millenials » et la génération Z sont plus préoccupés que leurs aînés par les enjeux climatiques.
- 20 % des membres de la génération Z et 19 % des « millenials » déclarent avoir déjà quitté leur emploi à cause du manque d’écoresponsabilité de leur employeur. C’est ce qu’on appelle « climate quitting ».
- A défaut, les jeunes sondés avouent mettre la pression sur leur employeur pour qu’il prenne des mesures de lutte contre le changement climatique ; le sociologue Gaëtan Brisepierre parle alors « d’écotaffeurs ».
Génération Z, génération verte ? D’après une enquête réalisée sur 44 pays sur près de 23.000 répondants, dont les deux tiers appartiennent à la génération dite « Z » (née entre 1997 et 2010) et le tiers restant aux « millenials » (nés entre 1980 et la fin des années 1990) par le cabinet de conseil Deloitte, les jeunes sont bien plus préoccupés par les enjeux climatiques que leurs aînés. 70 % d’entre eux sont attentifs aux engagements de leur employeur sur ce sujet précis.
Cet attachement se retrouve dans leurs choix d’emploi. Un quart des sondés se renseigne sur l’engagement écoresponsable d’une entreprise avant d’y déposer leur CV. A en lire l’étude, les patrons ont tout intérêt à davantage se mobiliser sur la question de l’environnement : 20 % des « Z » et 19 % des « Millenials » sondés ne sont pas passés par quatre chemins et déclarent avoir changé de boulot à cause de lacunes en matière d'écoresponsabilité. C’est ce qu’on nomme le « climate quitting ».
Faites entrer les écotaffeurs
Tout le monde n’a pas le luxe – ou l’envie – de changer de travail par conscience verte. Pour être en cohérence avec ses convictions environnementales, la génération Z joue la carte de l’entrisme. 54 % des sondés avouent mettre la pression sur leur employeur pour qu’il prenne des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions. Une tendance qui va à la hausse puisqu’ils étaient 49 % dans l’édition 2022 de la même étude. Le sociologue Gaëtan Brisepierre parle « d’écotaffeurs ». Ils aimeraient que leur boss leur propose plus de formations aux effectifs en la matière, voire un aménagement des bureaux. Et, là-dessus, le document pointe une tendance rassurante, puisque 59 % des membres de la génération Z sondés estiment que leur patron fait des efforts en ce sens.



















