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Après son départ de Balmain, quel avenir pour Olivier Rousteing ?
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Après son départ de Balmain, quel avenir pour Olivier Rousteing ?

A l’annonce surprise du départ d’Olivier Rousteing de la maison Balmain succède la question de son avenir. On a imaginé trois scénarios tout à fait plausibles - ou presque.
Christelle Pellissier

Christelle Pellissier

L'essentiel

  • Balmain et Olivier Rousteing ont annoncé, mercredi 5 novembre, avoir mis fin à leur collaboration. Le créateur est arrivé en 2009 en tant que responsable du studio de création.
  • Quelle est la suite pour le styliste français ? Le scénario le plus probable serait qu'il lance sa propre marque, comme le suggèrent de petits indices distillés sur Instagram.
  • Rejoindre une autre grande maison de mode semble moins probable, car la plupart des postes prestigieux viennent d'être pourvus récemment chez Chanel, Dior, Versace, Gucci et autres marques de luxe, mais pas impossible.

La question est sur toutes les lèvres. Que va faire Olivier Rousteing, libre de tout engagement avec Balmain ? Quand il a débuté en tant que directeur artistique de la maison de luxe, le jeune créateur à peine âgé d’un quart de siècle avait tout à faire, mais il a depuis côtoyé les sommets de la mode. Alors que peut-il faire de plus, de mieux ? En a-t-il seulement envie ? Oui, à en croire les dernières lignes de l’annonce de son départ, publiée sur Instagram. « Aujourd’hui, je quitte la maison Balmain les yeux encore grand ouverts - ouverts sur le futur et les belles aventures à venir, aventures dans lesquelles vous aurez tous une place. », a écrit le styliste français, sans plus de précisions quant à ses futurs projets.

« Une nouvelle ère, un nouveau départ, une nouvelle histoire », a simplement conclu celui qui a contribué à révolutionner la mode contemporaine. Impatients que nous sommes, il fallait absolument imaginer à quoi pourrait ressembler l’avenir du créateur bordelais. Chose facile si l’on considère qu’il n’y a pas trente-six possibilités, ou carrément impossible si l’on estime qu’il y en a des milliers (après tout, qu’est-ce qui l’empêche de devenir boulanger, pompier ou trader ?). Alerte spoiler, on a choisi la facilité avec (tout de même) trois scénarios plausibles à la clé.

Une nouvelle ère… ailleurs (proba 6/10)

Après avoir refermé ce (très) long chapitre Balmain, Olivier Rousteing peut-il rebondir au sein d’une autre grande maison ? C’est un scénario tout à fait envisageable - quoique. Parvenu très jeune au sommet, le créateur n’est pas passé, contrairement à beaucoup d’autres, par les couloirs luxueux d’une foule de maisons de mode. Il a fait ses armes chez Roberto Cavalli en Italie, avant de rejoindre Balmain en 2009. Et il est aujourd’hui (quasi) indissociable de la maison parisienne, ayant façonné son style en fonction de son héritage, et vice-versa. On ne doute pas que les plus grandes marques de mode cherchent aujourd’hui à s’attirer ses faveurs, mais comment parvenir à imposer ce coup de crayon si identifiable ailleurs ?

A cela s’ajouter le timing. L’annonce de ce départ intervient à l’issue d’une valse des créateurs inédite dans l’histoire de la mode contemporaine. Chanel et Dior viennent tout juste d’accueillir de nouveaux directeurs artistiques, Matthieu Blazy et Jonathan Anderson respectivement, tout comme Versace avec l’arrivée de Dario Vitale, Gucci et celle de Demna, Balenciaga de Pierpaolo Piccioli, Bottega Veneta de Louise Trotter, ou Jean Paul Gaultier de Duran Lantink. La liste est trop longue pour être exhaustive, mais au jeu des chaises musicales il paraît difficile pour Olivier Rousteing de trouver - là tout de suite - une place. A moins qu’une place se libère soudainement ou de filer outre-Atlantique. Et c’est bien dommage car on aurait aimé le voir en digne héritier de Jean Paul Gaultier.

Un nouveau départ… en solo (proba : 9,5/10)

Oui, on veut (forcément) voir Olivier Rousteing voler de ses propres ailes. Et après tout, pourquoi pas ? A 40 ans, le styliste français maîtrise désormais à la perfection tous les pans de la création, est un as de la communication, et s’est (déjà) entouré des plus grands. Et c’est sans compter sur sa mode signature, bien qu’associée jusqu’alors à Balmain, faite de silhouettes fortes et sculpturales, ultra-féminines et ostentatoires - mais là, il peut aussi créer la surprise. Bref, il a tout pour y parvenir - et ce, même si peu de créateurs de ce rang se lancent aujourd’hui dans une telle aventure. Mais c’est peut-être (aussi) ce qui laisse penser qu’il va la tenter.

« Quand j'ai commencé, je n'avais que 24 ans, debout dans ce même endroit. Et maintenant... nous voilà. 2025. Quinze ans plus tard. Je m'accroche toujours aux mêmes espoirs, à la même force, aux mêmes valeurs qui m'ont poussé à commencer ce voyage. »

Olivier Rousteing sur Instagram

De (tout) petits indices distillés çà et là sur son compte Instagram peuvent le laisser penser. Le 14 octobre, Olivier Rousteing a notamment partagé un cliché avec la mention « Nouveau bureau ? ». On y voit effectivement un imposant bureau en marbre, entouré de fauteuils, dans une pièce spacieuse entièrement vitrée, avec vue sur la tour Eiffel. Un cliché généré par IA ? C’est ce qu’estiment certains de ses abonnés. Postée trois semaines avant l’annonce de son départ de Balmain, cette photo ne peut être une simple coïncidence. Le tout accompagné depuis début octobre de plusieurs messages personnels laissant entrevoir « un nouveau départ [en solo] ». Il y est notamment question d’introspection, d’un désir d’être soi-même, et de… liberté. Hasard ? On ne croit pas.

Une nouvelle histoire… loin de la mode (proba : 4/10)

On ne peut (veut) y croire, mais si Olivier Rousteing arrêtait tout ? Enfin la mode. S’il se mettait à la musique, l’une de ses passions, ou à d’autres univers qui gravitent autour de la création ? S’il changeait radicalement de voie (boulanger, pompier, trader) ? Difficile à imaginer tant l’enfant prodige de la mode, comme il est surnommé, semble indissociable de ce milieu aussi intransigeant que glamour. Il n’y a plus qu’à attendre et voir lequel de ces scénarios est finalement, non pas le plus plausible, mais le plus en phase avec ses attentes.