« Blush tattoo » : C’est quoi ce moyen de tatouer son blush pour être « déjà prête » ?
On joue •Cette technique s’inscrit dans les récentes tendances qui poussent à se réveiller plus « belle » que la veilleDora Christian
L'essentiel
- La tendance du « blush tattoo » consiste à tatouer de façon semi-permanente du blush sur les pommettes pour donner un effet « bonne mine ».
- Si des techniques comme le pigment pour les lèvres servent à corriger des complexes, le « blush tattoo » a une « visée essentiellement esthétique ».
- Certains n’hésitent pas à étendre cette technique au nez, pour imiter les traces rosées qu’on a après un séjour au ski, toujours dans cette quête du teint hâlé bronzé à la mode.
On connaissait les techniques de microblading et microshading pour dessiner des poils façon 3D avec des pigments. Le pigment sur les lèvres avec le lip blush ou l’eye-liner. Mais aussi les fausses taches de rousseurs au henné (et au brocoli), qui ont connu un franc succès sur les réseaux sociaux.
Plus récemment, c’est le blush qui fait rougir les internautes et veut se faire sa place permanente sur les pommettes avec la tendance « blush tattoo ». On peut étroitement l’associer à d’autres mouvements comme le « Morning Shred », qui traduisent ce désir de se « réveiller belle ».
« Blush tattoo », dans la continuité du semi-permanent
Si vous connaissez déjà le principe d’une pigmentation pour les lèvres ou les sourcils, vous serez rodé sur la technique du « blush tattoo ». C’est simple, après avoir défini en amont la couleur avec la cliente, la praticienne délimite la zone, la désinfecte et applique le pigment.
Le tout est réalisé à l’aide d’une machine qui crée des micro-perforations dans l’épiderme afin de laisser le pigment être absorbé. Très voyant à la première séance, le résultat définitif apparaît après quelques semaines de cicatrisation. La couleur est alors plus estompée, et plus naturelle.
En soi, cette technique n’a rien de nouveau, et reste une simple déclinaison du maquillage semi-permanent que l’on utilise sur une autre partie du visage. Mais elle suscite tout de même quelques réactions sur les réseaux sociaux. Notamment sur la pertinence de mettre du blush semi-permanent sur ses pommettes.
Réelle utilité ou caprice des réseaux sociaux ? Alors que Patrisia Tiuntsik, professionnelle du maquillage semi-permanent, expliquait à 20 Minutes, que sa technique servait à « corriger » les lèvres foncées à cause de la cigarette, ou éliminer des complexes dus à des sourcils clairsemés et très peu fournis. Il est ici clair que le « blush tattoo » a une visée essentiellement cosmétique.
Le règne du mascara prend fin pour laisser place au blush
Si le blush buzze ce n’est pas anodin ! Cela vient (toujours) d’autres tendances. Rappelez-vous de la hype des fausses taches de rousseurs après le « strawberry make-up » popularisé par Hailey Bieber durant l’été 2023. En 2024, c’est la tendance « Blush blindness » qui a joué en grand rôle dans la normalisation du « faux de coup de soleil », imité grâce au blush justement. A tel point que cette esthétique a été reprise par certaines marques comme Jacquemus. Et aujourd'hui, on préfère s'afficher « cils nus » sans mascara qu'avec un teint fatigué.
Teint hâlé, bronzé, (cramé ?)… Appelez ça comme vous voulez, le blush donne cet effet « bonne mine » dont la Gen Z raffole. Par ailleurs, certains, ne s’arrêtent pas à tatouer leurs pommettes, et reproduisent ce faux coup de soleil avec la méthode « blush tattoo ». Et pour ça, ils n’hésitent pas à faire passer l’aguille sur le nez, pour imiter les traces rosées qu’on a juste après un séjour à la plage.


















