De Gullfoss aux plages noires de Vik : Voici trois pépites à ne surtout pas manquer en Islande
La vague de chaleur qui s’abat sur la France incite à regarder du côté de l’Europe du Nord pour profiter d’un peu de fraîcheur cet été. L’Islande, où les températures moyennes oscillent entre 10 et 15 °C, recèle de trésors naturels (presque) secretsChristelle Pellissier
L'essentiel
- L’Islande offre un dépaysement total à trois heures d’avion avec des sites touristiques nombreux, permettant de faire rimer découverte, déconnexion et sentiment de liberté.
- Le Cercle d’or constitue un circuit touristique incontournable d’environ 300 kilomètres incluant Thingvellir (berceau de l’Islande et patrimoine UNESCO), la cascade Gullfoss et le champ géothermique de Geysir avec ses jaillissements d’eau bouillante.
- La route 1 qui fait le tour de l’Islande permet de découvrir des paysages époustouflants et des sites variés comme le village de Vik, ainsi que de nombreuses cascades et volcans.
Un dépaysement total à seulement trois heures d’avion. L’Islande coche toutes les cases, températures décentes comprises, pour faire rimer découverte, déconnexion et sentiment de liberté. Et si l’afflux de visiteurs ne cesse d’augmenter ces dernières années, la Terre de feu et de glace est toujours considérée comme un véritable havre de paix. Pour cause, ses sites touristiques sont si nombreux et espacés qu’ils ne souffrent pas encore (trop) de cet intérêt grandissant.
Certains sont bien sûr des incontournables, mis en avant dans tous les guides, mais d’autres, moins évidents, sont tout aussi attrayants. En Islande, le simple fait de louer une voiture et de tailler la route constitue tout ou partie du voyage.
Le Cercle d’or, immanquable
Le Cercle d’or ne constitue pas une visite unique mais tout un circuit touristique (environ 300 kilomètres) avec trois sites absolument incontournables. A une quarantaine de minutes de Reykjavik, Thingvellir (Þingvellir) n’est autre que le berceau de l’Islande, où l’Alþing, le parlement islandais, a été fondé en 930. Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2004, le parc présente un intérêt historique mais pas que. Situé entre les plaques tectoniques eurasienne et nord-américaine, dans une zone volcanique active (pour ne rien gâcher), il offre un panorama époustouflant sur les champs de lave, lacs, chutes d’eau, et autres immenses failles et fissures rocheuses.
La puissante Gullfoss et le champ géothermique de Geysir complètent cette boucle touristique. La première, deux chutes d’eau qui se rejoignent en une gigantesque, est tout simplement saisissante, tant par son débit (quand elle n’est pas partiellement gelée) que par le bruit qui en émane. Impossible d’y avoir une conversation sans élever la voix, mais le spectacle est tel qu’il ne laisse que peu de place aux bavardages. La seconde cueille les touristes d’emblée avec ses effluves de soufre, puis ses flaques d’eau bouillantes. A peine le temps d’admirer le décor que les « oh » environnants vous avertissent d’un jaillissement d’eau (geyser) bouillant.
Direction Vik et ses plages noires
Sur la côte sud de l’Islande, Vik et ses environs méritent clairement le détour. Avec ses quelques centaines d’âmes, le village ne constitue qu’une halte (une ou deux nuits maximum), mais il faut y passer. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il semble coincé entre une impressionnante calotte glaciaire, qui abrite le volcan Katla, l’un des plus actifs de l’île (aussi beau que flippant), et des plages de sable noir d’où s’élèvent des rochers. Un décor de film des plus apaisants. Quant à Katla, soyez rassuré, les locaux vous le diront : vous êtes laaaarge s’il entre en éruption. Vous aurez très exactement 15 minutes pour évacuer.
Situé sur la route 1, qui fait le tour de l’Islande, le village permet aussi de découvrir, sur des dizaines de kilomètres, des points d’intérêt qui n’en manquent pas : les cascades Skogafoss et Seljalandsfoss, derrière laquelle il est possible de se faufiler, les falaises de Dyrholaey, l’épave d’avion de Solheimasandur (en s’éloignant un peu de la route principale) ou encore le volcan l’Eyjafjöll (de loin), dont l’éruption a paralysé l’espace aérien européen en 2010. Un conseil, s’il se met à neiger, même à une saison improbable, ne négligez pas le phénomène, filez… Les quelques flocons peuvent se transformer en tempête en un rien de temps.
La nature à l’état brut à chaque virage
Les sites d’intérêt sont nombreux en Islande, des localités (quasi) fantômes comme Borgarnes aux sources chaudes comme le Blue Lagoon ou le Secret Lagoon. Mais les longs trajets sur la route 1 - ou les autres - sont (aussi) essentiels, sinon incontournables. Ne serait-ce que pour les décors époustouflants qu’ils offrent, évoluant ou changeant complètement à chaque virage.
Des champs de lave à perte de vue, des montagnes, des volcans, des glaciers, des cascades… L’Islande se révèle à travers cette nature brute, aussi saisissante qu’effrayante (et parfois dangereuse). Sentiment de liberté renforcé par l’absence d’autres véhicules, voire de maisons, parfois pendant plusieurs kilomètres, au point de se sentir seul au monde à l’autre bout du globe… à seulement trois heures d’avion.


















