« Lonely Planet » : Le cofondateur des guides de voyages dévoile les destinations qu’il « ne visitera plus jamais »
Tony Wheeler détaille, dans une note de blog, les raisons qui le poussent à « éviter » certains paysO.M.
Voyageur un jour, voyageur toujours : à 78 ans, Tony Wheeler, le cofondateur australien de l’éditeur de guides touristiques Lonely Planet, sillonne toujours le globe en quête de spots d’exception… mais il s’interdit désormais certaines destinations, rapporte le journal britannique The Independent.
Dans un billet de blog intitulé « Je n’y vais plus », l’aventurier dévoile en effet les quatre pays dont il se promet de ne plus fouler le sol et détaille les motifs – essentiellement idéologiques – qui l’ont poussé à prendre une telle décision.
1 - La Russie
L’invasion de l’Ukraine par la Russie ne passe manifestement pas pour Tony Wheeler, qui écrit qu’il ne retournera pas au pays des tsars « aussi longtemps que (ses dirigeants) s’allieront avec la Corée du Nord et les États-Unis pour attaquer l’Ukraine, et tant que Poutine continue de tuer des gens innocents ».
Oui, vous avez bien lu « les États-Unis ». Le septuagénaire assimile donc la politique actuelle de Donald Trump à une collaboration avec celle de Vladimir Poutine.
« Il y a eu un nombre incalculable de morts ukrainiens, bien sûr, mais il y avait aussi 27 Australiens parmi les 298 passagers et membres d’équipage innocents du vol MH17 de Malaysia Airlines abattu par les hommes de Poutine en 2014 », ajoute-t-il le jour même où l’ONU confirme l’implication directe de la Russie dans cette catastrophe aérienne.
2 - L’Arabie saoudite
Là encore, Tony Wheeler se refuse à visiter un pays où les droits de l'homme ne sont selon lui, pas respectés : « Je ne veux plus jamais y aller à cause du meurtre du journaliste Jamal Khashoggi (dans le consulat saoudien d’Istanbul, en Turquie, en 2018, supposément attribué au pouvoir Saoudien) et du rapport du New York Times sur des Saoudiens tuant des travailleuses domestiques d’Afrique de l’Est ».
Il ajoute qu’il a assisté, lors d’un voyage en Somalie, au « sauvetage » de guépards destinés à être expédiés en Arabie saoudite pour y devenir des animaux de compagnie… jusqu’à ce qu’ils soient tués car jugés trop grands. « Qui est assez stupide pour penser que des guépards puissent être de bons animaux de compagnie ? L’Arabie saoudite ? Non merci », s’insurge-t-il.
3 - Les États-Unis
On l’a vu plus haut, le cofondateur de Lonely Planet (qu’il a revendu à la BBC en 2007) a peu de considération pour la politique menée par Donald Trump depuis que celui-ci a entamé son second mandat : « en ce moment, déclare-t-il, avec "l’orange" (l’un des surnoms du président américain) et ses "associés malfrats" au pouvoir, je ne veux vraiment plus aller aux États-Unis ».
« J’ai déjà visité la plupart des États américains, se console-t-il. L’année dernière, je suis allé dans le Missouri et en Caroline du Sud, l’année précédente au Montana… il ne m’en reste que trois à découvrir : l’Alabama, le Kansas et le Mississippi ».
4 - Bali
Là, les raisons de boycotter cette paradisiaque île indonésienne paraissent plus obscures : « Il y a plein de bonnes choses là-bas, et je viens d’y faire de super retrouvailles avec des écrivains voyageurs… mais tant qu’ils ne règlent pas leur trafic ridicule, je ne veux jamais y retourner ».
Notre dossier « Voyages »Wheeler fait manifestement allusion aux conditions de circulation locales, souvent décrites comme « chaotiques » : « Bali recèle de superbes endroits […] une nourriture délicieuse et de superbes magasins… mais je ne veux absolument plus passer deux heures à circuler entre la plage de Kuta et Ubud », confirme-t-il.



















