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Au parc zoologique de Paris, les intelligences animales révèlent leurs secrets

Paris : Au Parc zoologique, une saison pour s’intéresser aux intelligences animales

IAJusqu’au 2 novembre, le parc zoologique de Paris propose un parcours et des animations pour mettre en valeur les capacités cognitives de certains animaux
Claire Frayssinet

Claire Frayssinet

L'essentiel

  • Le parc zoologique de Paris, dont 20 MInutes est partenaire, inaugure une saison « intelligences animales » pour mettre en lumière les capacités cognitives surprenantes de différentes espèces.
  • Le directeur adjoint du parc, Alexis Lécu, souligne que « Pour comprendre les intelligences animales il faut d'abord se débarrasser de nos lunettes humaines, chaque espèce a son intelligence, la palette est énorme […] C'est une preuve des facultés d'adaptation des espèces, des facultés que nous humains sommes en train de perdre ».
  • Le parc propose diverses activités pour explorer ce thème, notamment des ateliers pour enfants, des animations avec les animaux comme un atelier lecture avec une otarie, et des rencontres avec des chercheurs du Muséum d'Histoire naturelle.

Saviez-vous que le cerveau de la Reine de la fourmilière, dont la fonction est uniquement de pondre des œufs, était plus petit que celui de la fourmi ouvrière, obligée de s’adapter en permanence ? Ou encore que les otaries étaient capables de reconnaître des panneaux ? Et que le Bernard-l’hermite choisissait la taille de sa coquille en fonction de la distance qu’il doit parcourir ?

Avec l’inauguration de la saison « intelligences animales » dès le 5 avril, le parc zoologique de Paris donne matière à réflexion sur la manière dont les animaux utilisent leurs capacités et leur intelligence pour éviter les dangers, se nourrir, nouer des liens avec leurs congénères, se repérer ou encore transmettre leurs connaissances à leurs petits.

« Pour comprendre les intelligences animales il faut d’abord se débarrasser de nos lunettes humaines, explique Alexis Lécu, le directeur adjoint du Parc, chaque espèce a son intelligence, la palette est énorme […] C’est une preuve des facultés d’adaptation des espèces, des facultés que nous humains sommes en train de perdre ».

Une collection de cerveaux à observer

Afin de signaler l’originalité de l’intelligence d’une espèce, des panneaux pédagogiques sont disséminés devant les enclos pour apporter un nouveau regard sur l’animal qu’on observe. Des défis à réaliser en famille pour mesurer nos propres capacités sont aussi au programme. Un petit chalet accueille aussi « la cerveauthèque ». Il s’agit d’un petit musée où sont exposés vraies cerveaux de la collection du Muséum d’Histoire naturelle et moulages. L’occasion de découvrir que le cerveau du rhinocéros est bien plus petit que celui du dauphin…

Mais « n’en tirez pas pour autant des conclusions, rappelle Elisabeth Quertier, chargé de médiation scientifique au parc, l’intelligence n’est pas forcément liée à la taille du cerveau, tout dépend des capacités que chaque espèce doit développer ». Ainsi, avec son organisation sociale complexe et les tâches qu’elle doit accomplir, la fourmi champignonniste (dite aussi coupeuse de feuille) n’a pas à rougir de son intelligence malgré sa taille minuscule.

Un atelier lecture avec les otaries

Tout au long de l’année, des ateliers pour les plus petits, dès 18 mois, et les enfants plus grands sont proposés le dimanche pour appréhender ces intelligences animales. Des animations sont aussi proposées avec certaines espèces du parc zoologiques. Les visiteurs pourront assister par exemple à un atelier lecture avec Aramis, le mâle otarie (si, si). Enfin, des rencontres avec des chercheurs du Muséum d’Histoire naturelle, dont fait partie le parc, permettront aux plus grands de poser toutes leurs questions.

Cette plongée au cœur des capacités cognitives des animaux nous rappelle combien ce sont les capacités d’adaptation qui assurent la survie de l’espèce. Et nous donne l’occasion de nous interroger sur nos propres capacités, à l’heure où nous comptons sur les intelligences artificielles pour nous assurer un avenir meilleur.