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Qui sont les « sunday boys » qui font du tort en amour le dimanche ?
porté disparu

« Sunday boys » : qui sont ces hommes qui font du tort en amour (le dimanche exclusivement) ?

Sur les applications de rencontres, certains hommes adoptent des comportements problématiques, en disparaissant après des flirts.
Dora Christian

Dora Christian

L'essentiel

  • Les « Sunday Boys » représentent une nouvelle forme de ghosting sur les applications de rencontres où certains hommes matchent et flirtent uniquement le dimanche avant de disparaître.
  • Pour la psychologue Géraldyne Prévot-Gigant, « c’est une façon pour ces profils de combler le vide créé par l’atmosphère particulière du week-end où les activités professionnelles s’arrêtent »
  • Le ghosting peut avoir des conséquences importantes sur les victimes car « l’impact sur l’estime de soi peut être important » et peut « réactiver une insécurité ou une impression d’être rejetée », d’où l’importance de communiquer clairement ses intentions pour éviter de causer du tort à son interlocuteur.

Un nouveau phénomène sévit sur les applications de rencontres les « Sundays Boys », dont les victimes commencent à beaucoup parler sur les réseaux sociaux. Bien que le nom ne mette pas tout de suite la puce à l’oreille sur la toxicité de cette pratique, leur comportement n’en est pas moins problématique. On vous explique tout de ces hommes qui draguent puis ghostent le dimanche uniquement.

Qui sont les « sunday boys » ?

C’est la nouvelle forme de ghosting sur les réseaux sociaux, celle où tout se passe le dimanche. Par ennui ou par plaisir de plaire uniquement ? Certains hommes matchent quelques profils sur les applications de rencontres, flirtent sans plus jamais de nouvelles. On les appelle les « sunday boys ». Pour la psychologue Géraldyne Prévot-Gigant, « c’est une façon pour ces profils de combler le vide créé par l’atmosphère particulière du week-end où les activités professionnelles s’arrêtent », décrypte-t-elle dans les colonnes de Madame Figaro.

« Nous sommes dans une société où les individus ont du mal avec l’ennui, le vide et l’absence activité », continue la professionnelle qui identifie le « sunday boy » comme un individu qui n’est pas « volontairement malveillant » car il n’a pas toujours « conscience » de la répercussion de ses actions. « Sans s’en rendre compte, ces profils sont dans une fuite de l’engagement : consciemment, ils veulent rencontrer quelqu’un, souvent à cause de la pression de la société ou de leur famille, mais inconsciemment, ils n’y sont pas prêts. Il y a un décalage entre leurs actions et leurs envies profondes », ajoute la spécialiste des relations amoureuses.

Les répercussions du ghosting

Dans l’émission « Rendez-vous chez le psy » sur France TV slash, la psychologue Delphine Py rappelle que le fait de « ghoster » est un signe de manque de maturité émotionnelle qui peut avoir des conséquences chez l’autre. Ce comportement peut notamment créer des incertitudes et une remise en question chez la personne qui se fait ghoster car il n’y a pas de point final à la relation. Et ce, même si la liaison est virtuelle car les sentiments, eux, sont bien présents.

Ce sentiment de « non-dit » pousse le cerveau à continuer de rechercher une explication logique à la rupture tandis qu’il n’y en a pas. Cela peut être difficile pour la personne qui subit le ghosting, qui peut renvoyer la faute sur elle. « L’impact sur l’estime de soi peut être important », signale Delphine Py sur France TV slash : « réactiver une insécurité ou une impression d’être rejetée ».

Si vous n’êtes plus intéressé par un match sur une application de rencontre ou pas, il est donc important de mettre des mots en communiquant et être clair sur ses intentions dès le départ pour ne pas causer du tort à son interlocuteur. S’il y a une peur de l’engagement existante, mieux vaut consulter un professionnel avant de vouloir entamer une relation.