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Quand les vibrations riment avec relaxation, grâce au son

Le pouvoir étonnant des vibrations pour gérer son stress

Bien dans sa peau (2/3)« 20 Minutes » a testé pour vous la sophrologie liée à la relaxation sonore pour un voyage dans le monde des ondes
Gilles Durand

Gilles Durand

L'essentiel

  • Après 50 ans, si on se réveille sans avoir mal nulle part, c’est qu’on est mort. Fort de cet adage rappelant que la santé est un bien précieux à surveiller, inutile d’attendre d’être quinquagénaire pour expérimenter, quand le budget le permet, certaines thérapies complémentaires associées au bien-être.
  • Selon Jean-Philippe Wagner, médecin cancérologue spécialiste de la douleur, « il existe dans le monde environ 450 pratiques de santé considérées comme non conventionnelles en France ».
  • Faute de temps, 20 Minutes n’en a testé que trois, des « thérapies énergétiques », basées sur la lumière, le son et le froid. Et juste après Noël, ça fait du bien.

Dans la gamme des thérapies qui font du bien, le son occupe une place de choix. Et ce, depuis le XVIIe siècle, lorsque le physicien et fondateur de l’acoustique musicale occidentale, Joseph Sauveur a défini le do et ses 256 Hz de fréquence comme tonalité de base de référence scientifique. « Ainsi, l’utilisation des diapasons dans le domaine médical existe depuis autant de temps qu’en musique », raconte Clémence Lahaye, sophrologue et spécialiste de relaxation sonore, à Wambrechies, près de Lille, dans le Nord.

« Encore de nos jours, le do 256 Hz reste employé, ainsi que les 128 Hz, par certains médecins, mais aussi kinésithérapeutes, ostéopathes, médecins orthopédiques ou encore neurologues », explique-t-elle. Objectif : relaxer grâce aux vibrations sonores.

Un dérivé de l’acupuncture

Voilà un an et quelques mois que la jeune femme, elle-même chanteuse et musicienne, a ouvert son cabinet où elle propose trois types de relaxations sonores : les massages sonores, les voyages sonores et la sonopuncture, un dérivé de l’acupuncture où le diapason remplace l’aiguille. 20 Minutes a testé ces trois types de thérapies complémentaires « destinées aux personnes qui ne savent plus quoi faire de leurs émotions », précise Clémence Lahaye.

Tout d’abord, on a eu du bol. Tibétain, bien sûr ! Sa particularité : quand on le frotte, il vibre. Avec un son différent selon sa taille : plus c’est gros, plus c’est grave. Et le mélange des sons de ces bols tibétains procure des sensations très particulières : un peu comme si votre téléphone se mettait à vibrer dans votre poche pendant que vous passez à côté d’un marteau-piqueur en marche. Toutes proportions gardées.

« De nombreuses études ont été effectuées dans le monde sur le pouvoir des vibrations et du son sur l’ADN et les cellules de la vie humaine, animale et végétale, indique la sophrologue. On connaît aussi l’incidence du son sur l’eau, or notre corps est composé à 60 % d’eau. L’action du son s’assimile à des massages en profondeur des organes et du corps ».

Et bingo, ça fait mouche ! Les vibrations du bol sur le ventre activent la sensation de détente, pour peu de se laisser aller. Selon Clémence Lahaye, les vibrations se propagent aussi à travers les os. « C’est pourquoi le soin est déconseillé en cas de fracture », indique-t-elle.

« Le cerveau est directement atteint »

Idem avec les diapasons collés sur certains points du corps. « Ça n’a pas la même précision que l’acupuncture, mais le principe est le même, note Clémence Lahaye. Cette technique est apparue en 1950 avec le docteur Jean Lamy qui a baptisé phonophorèse, cette stimulation de points d’acupuncture. » Là encore, détente absolue. A noter que, comme souvent pour les soins qui agissent physiquement sur le corps, avoir un pacemaker, être épileptique ou enceinte est une contre-indication.

Et dans l’oreille, que se passe-t-il ? « Grâce aux sons binauraux, c’est dire deux fréquences différentes sur chaque oreille, le cerveau est directement atteint, sans effort », glisse Clémence Lahaye. C’est notamment le principe de ses « voyages sonores ». « Certaines personnes ont des douleurs physiques incompatibles avec une thérapie utilisant les bols tibétains ou les diapasons, alors je leur propose ce type de relaxation. »

Le voyage sonore est forcément moins impressionnant en matière de ressenti direct. Mais le lâcher prise qu’il procure aide à gérer le stress et à améliorer la santé mentale. « Zen, soyons zen ! », comme disait la chanson.