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C’est qui Adéla, la chanteuse slovaque à suivre en 2026 ?
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Cheveux rose fuchsia et chaussons de danseuse… La chanteuse slovaque, Adéla, pourrait devenir votre popstar favorite

Éliminée de « Dream Academy », le programme qui a formé le groupe Katseye, Adéla poursuit sa carrière en solo
Victoria  Berne

Victoria Berne

L'essentiel

  • Adéla Jergová est une chanteuse slovaque de 22 ans, formée au ballet classique, qui a participé au télé-crochet « Dream Academy », connu pour avoir formé le groupe Katseye.
  • Elle développe une esthétique distinctive avec sa chevelure rose fuchsia et refuse consciemment la perfection imposée par le ballet et la K-pop.
  • Après le succès de son single « Ain’t in L.A », elle prépare la sortie de son premier album « Prima » le 4 septembre 2026.

Le 2 août, elle se produisait sur la scène principale du festival Lollapalooza de Chicago, devant une foule immense. Adéla Jergová, chanteuse slovaque de 22 ans, s’est fait connaître en participant à Dream Academy, compétition qui a formé le très convoité groupe Katseye, pour lequel elle n’avait pas été retenue. Loin de l’image parfaitement calibrée du girls band, Adéla s’impose comme l’une des voix les plus prometteuses de la pop.

Une chanteuse made in Slovakia

« It’s all a lie, the baddest bitches ain’t in L.A ». Ce refrain, Adéla le chante comme un manifeste : nul besoin d’être un pur produit de Los Angeles pour rêver d’une carrière mondiale. Née à Bratislava, Adéla rêvait déjà de devenir une popstar. Elle passe une partie de son enfance en Russie, où elle commence le ballet, avant de poursuivre sa formation à Vienne puis à Londres. Pourtant, « la musique a été mon premier amour, mais la danse était simplement plus accessible en Europe de l’Est », confie-t-elle dans un entretien accordé à Top Fan. « L’Europe de l’Est est douée pour le ballet. C’était ma manière de pouvoir monter sur scène. » précise la jeune artiste.

Son anglais, elle l’apprend grâce à Disney Channel, à Hannah Montana, High School Musical ou encore Shake It Up : « Ces programmes sont directement responsables du fait que je fasse de la musique, que j’aie appris l’anglais et que j’aie eu ce rêve », raconte-t-elle encore à Top Fan. En 2023, elle rejoint Dream Academy. Elle ne fait pas partie des 6 jeunes femmes sélectionnées pour composer le groupe Katseye en étant la première éliminée de l’émission, mais elle ne se laisse pas abattre : « J’aime la musique et j’aime la danse. Je continuerai à en faire quoi qu’il arrive », raconte-t-elle à Numéro. Liberté prise, elle signe chez Capitol Records, collabore avec Grimes puis dévoile en 2025 son premier EP, The Provocateur.

Une esthétique qui renverse les codes

Chevelure rose fuchsia comme signature et une silhouette qui semble se faire rencontrer l’esthétique rave à un cours de danse classique… Dans son entretien à Top Fan, la chanteuse raconte être retournée quelques mois en Slovaquie après Dream Academy : « Je sortais de deux années pendant lesquelles on avait essayé de me modeler pour que je corresponde à un projet », explique-t-elle. Son directeur artistique et styliste Chris Horan, qui travaille également avec Charli XCX, l’encourage à puiser dans ses origines. Elle devient une sorte de Miley Cyrus période Can’t Be Tamed, passée par une soirée clandestine à Bratislava.

Mais son apparence repose aussi sur le refus conscient de la perfection : « Dans le ballet et dans la K-pop, on insistait tellement sur le fait d’être parfaite et vraiment jolie », explique-t-elle à Numéro. « Être un peu bizarre volontairement me donne la liberté de ne pas devoir répondre à certaines attentes ». À Nylon, elle raconte aimer les grimaces, les poses peu flatteuses et les mouvements étranges. Une manière de rejeter tout ce qui l’a formée. « Je ne suis pas libre si j’essaie d’être parfaite », résume-t-elle.

Tout pour devenir une des grandes popstars ?

« J’ai observé tellement de filles ordinaires devenir des popstars », raconte-t-elle dans une récente interview accordée à Teen Vogue. Elle connaît aussi le revers de ce conte de fées : le moment où l’adoration du public se transforme en rejet. « Un jour, vous êtes aimée et, le lendemain, vous ne l’êtes plus »…

Mais l’accueil réservé à Ain’t in L.A pourrait cependant lui permettre de franchir un nouveau palier. Avec son refrain accrocheur et son énergie très années 2010, il transforme son histoire personnelle en hymne. Sur scène, la chanteuse dispose d’un autre avantage : des années de ballet qui lui permettent de construire des performances instantanément reconnaissables : à Lollapalooza, ses chorégraphies ont été saluées. Mais Adéla refuse pourtant de sacrifier le chant à la performance : « Les gens veulent me voir danser, mais je dois aussi chanter », expliquait-elle dans TopFan. « Je ne suis pas vraiment branchée playback », précise-t-elle.

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Reste désormais l’épreuve du premier album : attendu le 4 septembre, Prima comptera onze titres. Les premiers extraits KGB, Red Bottoms et Ain’t in LA en montrent déjà trois facettes très différentes⁠. Avant cette sortie attendue, le public français pourra se faire son propre avis : Adéla se produira samedi 22 août au festival Cabaret Vert, à Charleville-Mézières⁠.