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A quoi ressembleront nos routines beauté dans les prochaines années ?

CES 2026 : A quoi ressembleront nos routines beauté dans les prochaines années ?

SOINS DU FUTURAu CES de Las Vegas, la technologie s’est invitée dans la beauté. Diagnostics de peau, LED, outils capillaires à lumière infrarouge et tests du microbiome trouvent leur place dans le quotidien
Faire tester un Masque LED anti-âge... aux Buttes Chaumonts !
Laurent Garrigues

Laurent Garrigues

Au CES 2026 de Las Vegas, du 6 au 9 janvier, la technologie utilisée pour la beauté n’a pas cherché à bousculer les routines, mais à les affiner. Moins de discours futuristes, plus de solutions concrètes, pensées pour s’intégrer dans le quotidien. Miroir, crème, lisseur ou masque : la tech se fait discrète, mais elle est partout.

Le Samsung Micro LED Beauty Mirror ressemble à un miroir classique. Mais en réalité, il combine surface réfléchissante et affichage grâce à une structure de micro-miroirs en aluminium et niobium. En une trentaine de secondes, une caméra intégrée analyse la peau, évalue rides, pores, rougeurs et taches pigmentaires, puis génère un diagnostic assisté par IA, basé sur plus de 20.000 images cliniquement labellisées. « L’idée n’est pas de pointer des défauts, mais de donner des clés de compréhension », explique la marque. Les recommandations de soins s’affichent ensuite. Encore à l’état de concept, ce miroir pourrait arriver dès 2026, même si son design est appelé à évoluer.

La peau sous toutes les lumières

La peau reste d’ailleurs au cœur de nombreuses innovations cette année, à commencer par celles de L’Oréal Groupe. Le groupe a particulièrement mis en avant son LED Face Mask. Contrairement aux masques rigides, celui-ci se présente sous la forme d’un masque en silicone ultra-fin et flexible, pensé pour épouser le visage sans contrainte. Développé avec iSmart, spécialiste mondial des dispositifs LED, il diffuse deux longueurs d’onde ciblées : une lumière rouge à 630 nm et une lumière proche infrarouge à 830 nm. Ces types de lumière agissent sur la peau, notamment sur les signes visibles de l’âge comme les ridules, le relâchement cutané ou le teint irrégulier. « La beauté est liée à la science, et notre rôle est de transformer cette science en expériences accessibles et efficaces », a souligné Barbara Lavernos, directrice générale adjointe recherche, innovation et technologie. Ce produit est encore à l’état de prototype mais sa commercialisation est envisagée en 2027.

Souple, ultra-fin et développé avec iSmart, le LED Face Mask diffuse une lumière rouge (630 nm) et proche infrarouge (830 nm) pour agir sur les signes visibles de l’âge et améliorer l’aspect global de la peau.
Souple, ultra-fin et développé avec iSmart, le LED Face Mask diffuse une lumière rouge (630 nm) et proche infrarouge (830 nm) pour agir sur les signes visibles de l’âge et améliorer l’aspect global de la peau. - L'Oréal Groupe

Dans un registre plus discret, Nuon s’intéresse à ce que l’on remarque rarement : le packaging. Spécialiste des dispositifs LED pour de grandes marques, l’entreprise néerlandaise transforme le capot d’un pot de crème en véritable accessoire de soin. Lumière, micro-courants ou vibrations activent les principes actifs au moment de l’application, tandis que des capteurs peuvent mesurer l’état de la peau. « L’idée n’est pas de créer un énième gadget, mais de faire en sorte que la technologie travaille enfin pour le soin. On ne change pas la crème, on change ce qui l’entoure, pour activer les actifs et montrer concrètement ce qu’ils font sur la peau », explique Grégory Pays, en charge du business development. Le capot devient alors un objet durable, conservé bien au-delà du premier pot.

Grégory Pays et Adrien Canu, membres de l'équipe "business development" de Nuon ont présenté toutes les technologie du groupe hollandais.
Grégory Pays et Adrien Canu, membres de l'équipe "business development" de Nuon ont présenté toutes les technologie du groupe hollandais. - Laurent Garrigues/20 Minutes

Le cheveu au cœur du soin

Cette approche scientifique se retrouve aussi côté cheveux, avec Light Straight + Multi-styler. L’Oréal s’attaque ici à un problème bien identifié : l’exposition excessive à la chaleur. Grâce à une technologie de lumière infrarouge proche, l’appareil permet de lisser ou boucler les cheveux sans dépasser des températures critiques pour la kératine. « On passe d’une logique de correction à une logique de prévention », résume Guive Balooch, vice-président mondial Augmented Beauty.

Avec sa technologie Aqua Ion qui envoie de l'eau en plus de l'air lors du séchage, Zyre entend réduire les dégats sur les cheveux.
Avec sa technologie Aqua Ion qui envoie de l'eau en plus de l'air lors du séchage, Zyre entend réduire les dégats sur les cheveux. - L. Garrigues/20 Minutes

Même les appareils du quotidien évoluent dans ce sens. Chez Zyre, le sèche-cheveux ajuste automatiquement sa température selon la distance avec les cheveux et restitue de l’humidité grâce à une technologie Aqua Ion. « Le but, c’est d’obtenir des cheveux plus brillants et plus souples, sans ajouter une étape », explique Sandi Lombardi, commerciale de la marque. Avec des prix entre 79 et 119 euros et un lancement prévu aux Etats-Unis, puis en Europe courant 2026, Zyre vise clairement le grand public.

Un test pour bien choisir les crèmes à utiliser

La logique du diagnostic est poussée encore plus loin par Byome Labs. Son fondateur, David Suissa, compare son test à un geste désormais familier. « C’est comme un test Covid, mais pour la peau. » En quelques minutes, il analyse le microbiome cutané et des marqueurs d’inflammation, puis, via l’intelligence artificielle et une application, recommande les produits les plus compatibles au sein d’une marque donnée. « Nous ne faisons pas de cosmétiques, nous aidons les consommatrices à choisir les bons », insiste-t-il.

Le laboratoire Byome Labs décline une sorte de « test Covid pour la peau », capable d’analyser rapidement le microbiome et l’inflammation afin de recommander, via l’IA, les produits les plus adaptés sans fabriquer de cosmétiques.
Le laboratoire Byome Labs décline une sorte de « test Covid pour la peau », capable d’analyser rapidement le microbiome et l’inflammation afin de recommander, via l’IA, les produits les plus adaptés sans fabriquer de cosmétiques. - Byome Labs
Notre dossier Beauté

Au CES 2026, la beauté connectée ne cherche donc plus à impressionner. Elle s’invite dans la routine, en douceur, avec une promesse qui parle à beaucoup de femmes : des gestes simples, mieux compris, et des résultats plus lisibles.