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La justice coréenne a tranché : « Baby Shark » n’est pas un plagiat et peut continuer à nous hanter
Après quatre ans de procédure, la Cour suprême de Corée du Sud considère que la chanson pour enfants « Baby Shark » n’a pas été plagiéeV.B. avec AFP
La justice sud-coréenne a tranché… et Baby Shark peut continuer à faire « doo-doo-doo » en toute légalité. Après quatre années de bataille judiciaire, la Cour suprême de Corée du Sud a tranché ce jeudi : la chanson virale pour enfants ne relève pas du plagiat.
De quoi mettre fin aux espoirs du compositeur américain Johnny Only, qui accusait la société sud-coréenne SmartStudy (devenue The Pinkfong Company) d’avoir copié sa version sortie en 2011.
Une comptine devenue mastodonte de YouTube
Avec ses « Baby Shark doo-doo-doo » qui rentrent dans la tête, « Baby Shark Dance » est la vidéo la plus vue de YouTube, cumulant plus de 16 milliards de vues (soit deux fois plus que Despacito).
Johnny Only, lui, réclamait 30 millions de wons (environ 18.500 €), estimant que la ligne de basse et le rythme de son morceau avaient été repris. De son côté, The Pinkfong Company a toujours soutenu que sa version n’était qu’une adaptation d’une chanson traditionnelle nord-américaine, tombée dans le domaine public.
Tous les recours rejetés
En 2021, un tribunal avait déjà donné raison à The Pinkfong Company, décision confirmée en appel deux ans plus tard. La Cour suprême vient désormais sceller l’affaire : « Tous les appels ont été rejetés et les décisions du tribunal de première instance ont été confirmées, » indiquent les documents judiciaires consultés par l’AFP.
Johnny Only affirmait, dans une interview accordée à la chaîne canadienne CBC en 2019 (au moment où il avait intenté une poursuite contre la société), qu’il avait créé une version de Baby Shark adaptée aux tout-petits en 2011, à partir d’une chanson portée sur une attaque de requins sanglante. « J’étais le premier à faire ça (réécrire la chanson), vous savez ? Et en gros, la version de The Pinkfong Company fait la même chose », avait-il alors déclaré. Mais la justice sud-coréenne n’a pas partagé cet avis.



















