Un remix de « La jument de Michao » en mode shatta cartonne sur les réseaux sociaux
L’artiste Kamelon et le compositeur Mikado ont remixé la chanson « La jument de Michao » dans une version shatta, et ça cartonne sur les réseauxV.B.
J’entends le loup… et les pétasses chanter. Il y a des reprises auxquelles on ne s’attend pas, et celle-ci en fait clairement partie. L’artiste Kamelon et le compositeur Mikado viennent tout juste de sortir « La Belette », un remix explosif de la chanson bretonne « La jument de Michao ».
Si les reprises cartonnent depuis quelques années, le mélange Bretagne et shatta, lui, était pour le moins inattendu.
Une musique qui devient virale
Invitée à performer dans les studios de Planète Rap, Kamelon a fait une prestation entraînante. En trois jours, la vidéo de sa prestation sur TikTok cumule déjà 2,5 millions de vues. Et à peine 24 heures après la sortie officielle, La Belette franchissait la barre des 100.000 streams.
Sur les réseaux, les commentaires sous la vidéo affluent, dessinant un mélange savoureux entre engouement, humour et scepticisme. « Je suis bretonne et franchement je valide de fou », écrit l’une. Une autre renchérit : « Je suis bretonne et j’approuve. » Plus loin, une internaute nuance : « J’ai mis la vidéo, mais je suis sceptique. » Certains préfèrent la pique humoristique : « Nolwenn Leroy en PLS. » D’autres, plus puristes, s’agacent : « Laissez les classiques tranquilles. »
Entre validation enthousiaste et défense du patrimoine musical, le morceau alimente les débats. Mais à l’ère des réseaux sociaux, chaque réaction, positive ou négative, ne fait qu’amplifier le phénomène.
Mélange des genres
Un succès qui prouve qu’un refrain vieux de plus de cinquante ans peut encore mettre tout le monde d’accord. Car avant d’enflammer TikTok, « La jument de Michao » a connu plusieurs vies : née en 1973 dans la version bretonne du groupe Kouerien, popularisée en 1976 par Tri Yann, elle connaîtra un nouveau souffle en 2010 grâce à Nolwenn Leroy, qui en fera un pilier de son album Bretonne, écoulé à un million d’exemplaires.
Avec « La Belette », Kamelon signe donc une nouvelle métamorphose de ce classique, en l’emmenant là où on ne l’attendait pas. Un pont improbable entre fest-noz et dancefloor, qui prouve qu’en 2025, le loup, le renard et la belette peuvent encore se réinventer… et faire danser une bonne partie d’Internet.



















