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Que réserve l’année du serpent bleu célébré par les Coréens ?

Nouvel an lunaire : La communauté coréenne s’apprête à célébrer l’année du serpent bleu

K-fêteEn Corée, le 29 janvier 2025 correspond à la célébration de Seollal, la fête qui célèbre l’entrée dans la nouvelle année
Claire Frayssinet

C.F.

L'essentiel

  • La communauté coréenne s'apprête à fêter Seollal, le Nouvel An lunaire le mercredi 29 janvier.
  • L'année Eulsa, célébrée en Corée, « peut être interprétée comme une période marquant un nouveau départ, une transformation sage et une progression vers la croissance ».
  • Les festivités de Seollal durent trois jours et comprennent des rituels ancestraux, des repas familiaux et des jeux traditionnels, avec le tteokguk (soupe de gâteau de riz) comme plat central symbolisant le passage à la nouvelle année.

A Paris, le quartier chinois de Belleville se pare de ses plus beaux atours en cette fin de mois de janvier. Les restaurants comme les rues arborent de jolies lanternes rouges, et les dragons sortent leurs naseaux dans les vitrines des boutiques et restaurants. Tout comme dans le sud de la capitale, dans le 13e arrondissement, où vit une importante communauté issue de la diaspora vietnamienne, cambodgienne et laotienne et où un immense défilé prendra place le 9 février. Mais il est une autre communauté plus discrète qui fête ce nouvel an lunaire à sa manière. Alors que la France se passionne pour la K-food, la K-pop ou encore la K-beauty, la popularité de Seollal, le nouvel an coréen, ne fait pas encore de l’ombre aux traditions du nouvel an chinois. Pourtant, elle a ses propres spécificités comme nous l’explique Sung Eun Lee, du Centre culturel coréen à Paris.

L’année Eulsa signifie un nouveau départ

Alors que l’astrologie chinoise fête l’avènement du serpent de bois, la Corée célèbre l’année Eulsa. « Le caractère « Eul » (乙) symbolise non seulement la couleur verte, mais également le bois (« Mok » (木)) dans les cinq éléments (오행) de la philosophie orientale. Le bois est associé à la vitalité et à la croissance, représentant ainsi la vie et le développement. Le serpent (« Sa » (巳)), quant à lui, est un animal connu pour sa grande perspicacité et son intuition » précise Sung Eun Lee. Ainsi, l’année Eulsa peut être interprétée comme une période marquant un nouveau départ, une transformation sage et une progression vers la croissance.

« Les festivités de Seollal durent généralement trois jours : la veille, le jour même et le lendemain. Les familles se réunissent pour des rituels ancestraux, où des offrandes de nourriture sont présentées pour honorer les esprits des ancêtres. Après ces rituels, la journée est souvent consacrée à partager des repas, jouer à des jeux traditionnels comme le yutnori (sorte de petits chevaux), le jegichagi (sorte de volant en papier) ou le tuho (jeu de lancer de flèches). et passer du temps en famille » précise Sung Eun Lee.

Une soupe au coeur du repas de fête

Le repas est évidemment un temps fort des festivités. Le tteokguk est l’élément central du repas de Seollal. Cette soupe de gâteau de riz symbolise un nouveau départ et le vieillissement d’une année. Les repas comprennent également des plats comme le jeon (crêpes coréennes), le galbijjim (côtes de bœuf braisées) et divers accompagnements.

Si la diaspora coréenne en France célèbre le Nouvel An dans l’intimité familiale et amicale, les restaurants eux se mettent aussi dans une ambiance festive. L’occasion de découvrir des spécialités typiques pour changer des traditionnels bimbimbap et bulgogi que l’on retrouve la plupart du temps dans les restaurants coréens.