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Quels jouets se retrouveront sous le sapin à Noël ?

Noël 2024 : Quels sont les jouets qui se retrouveront sous le sapin ?

bon de commandePas besoin d’attendre la liste au Père Noël, on vous spoile déjà les commandes des enfants avec Aurélie Prost, la directrice du Salon Kidexpo
Claire Frayssinet

Claire Frayssinet

Halloween n’est pas encore passé que l’esprit de Noël est déjà en train de prendre possession de nos esprits. Certaines municipalités ont commencé à installer leurs décorations, Strasbourg a choisi son sapin, les séries de Noël passent déjà en boucle à la télé… Et dès le jeudi 24 octobre jusqu’au dimanche 27 octobre, le salon Kidexpo fait l’étalage à Montreuil (93) de tout ce qui va obséder les enfants jusqu’à l’ouverture des cadeaux.

Organisé depuis dix-sept ans, cet événement est un peu la vigie des lutins du Père Noël puisque c’est ici qu’on peut y découvrir les dernières nouveautés des fabricants de jouets. « Cette année, on reste encore sur une tendance des jeux de récré, c’est-à-dire des jouets à partager comme les toupies Beyblade X ou encore les cartes Pokémon », explique Aurélie Prost, la directrice du Salon Kidexpo. Autant dire qu’il n’y aura rien de très révolutionnaire sous le sapin.

Chez les ados, vêtements et dons en espèces

« Il y a un phénomène intergénérationnel, ajoute Aurélie Prost, les parents misent sur des valeurs sûres, des jouets qui leur rappellent des souvenirs. Cette année au salon, nous avons par exemple une grosse animation avec Play-Doh qui proposera un restaurant italien où les enfants pourront fabriquer des pizzas en pâte à modeler ».

En amont du salon, Kidexpo a publié une enquête sur les tendances de la fin d’année. Chez les enfants qui croient toujours au Père Noël, les jeux de construction, les jeux de société, les loisirs créatifs et les jouets sous licence sont les plus demandés. En revanche, chez les plus grands (pré-ados et ados), les vêtements, les cartes cadeaux et les dons en espèces prennent le relais.

Les parents plébiscitent toujours les jeux de société : « Ils ont besoin de revenir à l’essentiel, la valeur temps est importante pour eux, ils souhaitent favoriser les échanges en famille » explique Aurélie Prost. Selon l’étude de Kidexpo, 53 % des parents estiment que Noël est avant tout « la possibilité de réunir la famille autour d’un moment commun et familial ». Le tout dans une ambiance joyeuse et chaleureuse (26 %).

Des moments de convivialités comme remparts à la place grandissante des écrans dans nos vies ? « Les enfants ont évidemment une forte appétence pour les écrans explique la directrice de Kidexpo, mais les parents essaient de trouver des compromis comme avec Etoilium, un ordinateur pédagogique sans écran ». Dans la même catégorie, on peut citer les Punirunes, des sortes de Tamagochis nouvelle génération récompensés au Grand Prix du Jouet en juin dernier.

Les licences séduisent les petits comme les « kidultes »

Du côté des licences, Pokémon reste « indétrônable » dans toutes les catégories. Mais d’autres personnages arrivent à tirer leur épingle du jeu comme Bluey, le bouvier australien préféré des plus petits, ou encore les classiques Looney Tunes. Mais Pat’Patrouille, Marvel, ou Barbie tirent encore leur épingle du jeu. A elles seules, les licences concentrent un quart des ventes de jouets à Noël.

Une tendance qui n’épargne pas les adultes et certaines marques comme Lego l’ont bien compris. En multipliant les licences telles que Star Wars, Super Mario, Mc Laren ou encore en faisant appel à des personnalités comme Pharrell Williams, la marque renforce encore son positionnement intergénérationnel. Selon l’étude laywell 2022/2023 1 adulte sur 3 (29 %) joue encore avec des briques Lego !

Malgré un contexte inflationniste, le panier moyen pour les cadeaux de Noël est en augmentation de 10 % par rapport à l’année dernière selon l’étude menée par Kidexpo avec un panier moyen à 136,90 euros par enfant. Pour Aurélie Prost, « On est un peu sur une queue de comète de l’effervescence des JO qui a été une période euphorique qui entraîne une dynamique très positive ». Ce n’est encore pas cette année que le Père Noël se sentira concerné par la réforme de l’assurance chômage.