Parentalité : Soleil, chaleur, dodo… Comment appréhender au mieux les vacances avec un enfant en bas âge
guide de survie•Sera-t-il possible de profiter de la plage avec un bébé ? Arrivera-t-il à trouver le sommeil loin de son cocon familial ? De nombreuses interrogations peuvent submerger les parents à l’approche du départClio Weickert
L'essentiel
- Les vacances d’été sont enfin là et les parents de jeunes enfants peuvent se poser une montagne de questions avant le départ.
- Chaleur, alimentation, sommeil… Autant de préoccupations qui peuvent vite transformer les congés en un véritable casse-tête.
- « 20 Minutes » vous distille quelques conseils afin d’appréhender au mieux la période estivale avec un tout-petit.
Vous vous apprêtez à prendre le large avec votre enfant en bas âge ? Peut-être s’agit-il même de vos toutes premières vacances avec votre petit ? Que vous partiez au bord de la mer, à la campagne ou en ville, de nombreuses interrogations peuvent submerger les parents à l’approche du départ.
Sera-t-il possible de profiter de la plage avec un bébé ? Arrivera-t-il à trouver le sommeil loin de son cocon familial ? Et quid de l’alimentation, faut-il apporter une armada de petits pots dans ses bagages en prévisions ? Autant de préoccupations qui peuvent vite transformer les préparatifs en un véritable casse-tête. Soleil, chaleur, dodo… Voici quelques conseils afin d’appréhender au mieux ces congés.
Limitez l’exposition au soleil
Fini les étés à se dorer la pilule et lézarder au bord de la piscine… Avec la peau très fragile des enfants, il faut se montrer particulièrement vigilant concernant l’exposition au soleil, surtout avec les tout-petits. « Avant un an, on préconise toujours d’éviter le soleil, explique Athina Fouriki, pédiatre à Lausanne. Si ce n’est pas possible, il faut respecter les recommandations pour les enfants âgés entre 1 et 6 ans : éviter de s’exposer entre 11 heures et 16 heures, privilégier toujours l’ombre, porter des vêtements à manches longues et qui couvrent bien les épaules et la tête, là où il y a le plus d’exposition. » Pour les activités aquatiques, de nombreuses marques proposent également des vêtements anti-UV. De même, on n’oublie pas non plus les lunettes de soleil et les chapeaux, les plus larges possible.
Enfin, un point essentiel : la crème solaire est obligatoire. « Même si on prend toutes ces mesures, il faut en mettre, et pas seulement sur les zones qui ne sont pas protégées par les vêtements », précise la pédiatre. Et pour les bébés de moins d’un an ? Une fois encore, il faut éviter l’exposition au soleil pour les plus petits. Mais si cela n’est vraiment pas possible, Athina Fouriki recommande de « suivre les recommandations de 1 à 6 ans et mettre de la crème solaire », spécifiquement conçue pour les plus jeunes.
Malgré toutes vos précautions, un coup de soleil est apparu ? « Sur les enfants, ça peut toucher les couches plus profondes et c’est toujours mieux de consulter un médecin pour voir quel est le degré de l’atteinte cutanée », rappelle la pédiatre.
Attention à la déshydratation
Qui dit soleil, dit parfois fortes chaleurs. Là, encore, il faut se montrer particulièrement attentif. « Il y a des pertes d’eau, dites "insensibles", qu’on ne voit pas forcément, en particulier chez les enfants de moins d’un an », souligne Athina Fouriki. Pour éviter les risques de déshydratation, la pédiatre recommande pour les bébés allaités d’augmenter le nombre de tétées et/ou leur durée (si vous allaitez, pensez également à bien vous hydrater pour compenser). Même logique pour les enfants nourris au biberon, ne pas hésiter à augmenter légèrement leur quantité ou la fréquence par jour. « S’il prend 5 fois 150 ml par jour par exemple, on peut monter à 5 fois 180 ml s’il accepte. Ou s’il ne le finit pas, on peut lui proposer un 6e biberon de 100 ml et il prend ce qu’il veut. L’idée est d’augmenter la quantité totale sur 24 heures », conseille-t-elle.
Petit tip : surveiller les couches de votre bébé. « Si on voit qu’elles ne sont pas pleines, qu’il n’y a pas assez d’urines ou qu’on les change moins souvent que d’habitude, on peut se poser la question s’il y a une hydratation suffisante », explique la pédiatre.
Passé 6 mois, on peut aussi leur proposer un biberon d’eau à plusieurs reprises, « même s’ils ne réclament pas ou s’ils ne prennent que 2-3 gorgées seulement. Il faut toujours avoir une bouteille d’eau à portée », recommande la pédiatre. Enfin, chez les enfants plus âgés, les fruits peuvent être aussi une source d’eau supplémentaire.
Adapter les vêtements aux températures
Trop chaud, trop froid… Comment habiller les petits quand les températures grimpent ? « Les bébés n’ont pas une très bonne régulation, note la pédiatre. On dit souvent que l’hiver, ils doivent avoir une couche en plus que nous. Pour l’été, ça peut être l’inverse, une couche en moins. Quand il fait 35 degrés par exemple, on peut juste le laisser en couche. » (Et à l’ombre, évidemment).
De son côté, Emmanuelle Rigeade, infirmière puéricultrice et coordinatrice chez May, une app de conseils santé pour les parents, recommande d’opter pour des vêtements en coton ou en double gaze, les matières les plus respirantes. « Evitez le synthétique et privilégiez les couleurs claires plutôt que le noir qui va absorber la chaleur du soleil », précise-t-elle.
Surveillance maximale
Quand il fait chaud, quoi de plus rafraîchissant que de se tremper les pieds dans la mer ou à la piscine ? Si la baignade fait partie des vacances, on ne le répétera jamais assez : il ne faut pas laisser un enfant sans surveillance près d’un point d’eau, quel que soit son âge. « Même si c’est une pataugeoire et qu’il y a très peu d’eau, la noyade est toujours possible », alerte la pédiatre Athina Fouriki. De manière globale, à la plage, à la montagne, à la campagne etc., restez toujours vigilant et gardez un œil constant sur votre enfant.
Doudou et gigoteuse font partie du voyage
Après tout ça, est-il encore possible de se reposer pendant les vacances, en profitant notamment de bonnes nuits réparatrices ? Spoiler : changer votre enfant d’environnement peut aussi perturber son sommeil, et donc vos nuits. Mais pas de panique, quelques ajustements peuvent être mis en place. « Le côté positif, c’est que pendant les vacances, l’enfant dort souvent plus proche de ses parents et ça, ça peut parfois contrebalancer », observe Emmanuelle Rigeade. De même, l’infirmière puéricultrice recommande dans l’idéal d’emporter un lit parapluie, même s’il y en a déjà un là où vous allez. « Si dès le plus jeune âge, on investit dans un lit parapluie qu’on apporte à chaque vacances et voyages, cela lui permettra de retrouver les mêmes repères », explique-t-elle.
Si cela n’est pas possible, pensez à prendre la gigoteuse de votre bébé mais aussi le drap de la maison, avec son odeur : « L’erreur assez fréquente est de prendre un drap propre alors qu’emporter celui sur lequel l’enfant dormait déjà les jours précédents, est hyper efficace. Il va tout de suite retrouver ses repères olfactifs. » Enfin, n’oubliez évidemment pas son doudou et songez aussi à prendre sa petite boîte à musique s’il en a une, ou son livre d’histoires préféré, par exemple. « Ça vaut le coup de les emmener pour pouvoir reproduire en vacances presque le même rituel qu'à la maison », suggère Emmanuelle Rigeade.
Vive les siestes nomades
Dans le même registre, que votre petit fasse une, deux ou trois siestes par jour, il est important de les conserver au maximum pendant les congés. « Les jeunes enfants ont un besoin de sommeil vital. Si les siestes sont sautées trop souvent, ils peuvent notamment vite devenir grognons. Ils sont déjà surstimulés par le changement d’environnement et si en plus on leur enlève ça, ça devient très compliqué au niveau du comportement », prévient l’infirmière puéricultrice.
Mais une fois encore, pas de pression, il faut surtout trouver un « juste équilibre ». « On n’est pas obligé de faire les siestes uniquement dans le lit. Il peut dormir dans la poussette, en portage… L’important est de répondre à ses besoins physiologiques et suivre son rythme de siestes tant que possible », estime-t-elle.
Pas de pression sur les repas
Au risque de vous inquiéter un peu plus, le changement de cadre peut aussi influer sur l’alimentation de votre enfant. Hormis le lait, qui peut être utile à emporter, pas la peine de vous trimballer avec un milliard de petits pots de la maison. Au contraire, les vacances peuvent être l’occasion de nouvelles découvertes gustatives et de partage.
Selon Emmanuelle Rigeade, il faut aussi apprendre à « lâcher prise » sur les repas des plus grands pendant les congés : « Ils vont peut-être manger plus de frites, de glaces, selon leur âge. Le parent va veiller à un certain équilibre nutritionnel, tout en profitant. Il ne faut pas se culpabiliser si l’enfant ne mange pas équilibré à tous les repas. L’équilibre nutritionnel ne se fait jamais sur un seul repas mais sur une semaine. »
Dans la même veine, « si le sucre est à limiter tout le temps et pour tout le monde, il ne faut pas non plus le diaboliser ». « Des churros une fois, ce n’est pas très grave. Le lendemain, on mangera plus sainement. Ça fait aussi partie du plaisir des vacances. »
N’emportez pas toute votre maison
Chauffe-biberon, baignoire pliante… Il peut être tentant d’investir dans une myriade d’accessoires dans l’idée de se faciliter le quotidien en vacances. Mais c’est aussi le risque de se charger inutilement.
« On trouve toujours des solutions », rassure Emmanuelle Rigeade. Vous n’avez pas de rehausseurs pour les repas de votre enfant ? L’installer dans sa poussette peut très bien faire l’affaire. Il n’y a pas de baignoire dans votre location ? Une toute petite piscine achetée en supermarché et installée dans la douche peut la remplacer.
« Le plus essentiel, c’est la présence du parent, affirme l’infirmière puéricultrice. Du moment où l’enfant est avec son parent, il va toujours réussir à grignoter un truc, dormir et s’amuser. Il faut aussi se détendre là-dessus. »



















