Euro de volley : A Nantes, « une putain d’équipe de France » atomise l’Italie et file en demi-finale

VOLLEY Les Français intraitables se sont imposés (3-0) contre l’Italie, mardi soir, au Hall XXL de Nantes. Une demi-finale contre la Serbie les attend vendredi à Bercy

David Phelippeau, au Hall XXL de Nantes

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La joie des Français après le succès (3-0) en quart de finale de l'Euro contre l'Italie.
La joie des Français après le succès (3-0) en quart de finale de l'Euro contre l'Italie. — LOIC VENANCE / AFP
  • Les Bleus n’ont fait qu’une bouchée (3-0) de l’Italie, mardi soir, au Hall XXL de Nantes, en quart de finale de l’Euro.
  • Vendredi, l’équipe de France affrontera la Serbie en demi-finale.

Le ticket pour la demi-finale dans la poche… et décroché haut la main. Ce mardi, les Français ont balayé les Italiens pour se qualifier en demi-finale de l'Euro de volley. Les Bleus, exceptionnels, se sont imposés en trois sets (25-16, 27-25, 25-14), dans un hall XXL en fusion à Nantes.

« On ne s’attend jamais à un match comme ça », reconnaît le capitaine Benjamin Toniutti. « On les a étouffés d’entrée de jeu et on leur a laissé aucune chance », renchérit Julien Lyneel. Sauf dans le deuxième set durant lequel les Italiens ont eu trois balles de set. « On est sûrs de notre jeu, ça aide dans ces moments-là », avoue Toniutti.

Stephen Boyer a humilié les Italiens

Et quand on a un pointu à un tel niveau, ça aide aussi. Stephen Boyer a martyrisé les Italiens toute la rencontre. « J’avais rarement vu ça, dans la régularité, loue Lyneel. Il a été bluffant, en étant ultralucide. Il a été juste phénoménal. Cela montre son investissement et son envie d’aller au bout tous ensemble. Ce soir, il nous fait un bien fou. » A seulement 23 ans, Boyer, MVP du match avec 25 points au total, a écœuré l’Italie en signant 9 aces, dont 5 de suite dans le 3e set ! Une performance XXL.

La Serbie, vendredi à Bercy

Quelques minutes après la rencontre, Laurent Tillie n’en revient toujours pas. « C’est impressionnant la qualité du jeu, la gestion de la pression technique et tactique des Italiens. On était une putain d’équipe… » Le sélectionneur des Bleus n’a même pas eu le temps de prendre du plaisir pendant ce très court quart de finale à sens unique (1h24). « Même dans le 3e set, j’étais inquiet, raconte Tillie, les yeux fatigués. Je me suis fâché après mon staff qui rigolait sur le banc. On ne peut pas rigoler, on est là pour tuer. J’ai tellement vu de retournements de situation par le passé. » Mardi soir, il n’y en a pas eu car les Bleus étaient trop forts pour les vice-champions olympiques de Rio en 2016.

Place à Bercy maintenant. La France y affrontera vendredi la Serbie, qui a dominé l’Ukraine en cinq sets mardi soir, pour une place en finale. « C’était un premier objectif d’aller à Paris, mais rien n’est fait, tempère Toniutti. On a envie d’écrire notre histoire. J’espère qu’elle sera belle dans quelques jours. »