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« Pas prête », Lois Boisson n’a pas existé pour son grand retour à Roland

Roland-Garros : « Je n’étais pas prête », Lois Boisson n’a pas existé pour son grand retour Porte d’Auteuil

PschittLa Française, demi-finaliste surprise l’an dernier, a été sortie très sèchement par Anna Kalynskaya dès le premier tour ce mardi
Nicolas Camus

Nicolas Camus

L'essentiel

  • Loïs Boisson, demi-finaliste surprise lors de la dernière édition, a été éliminée dès le premier tour de Roland-Garros ce mardi par la Russe Anna Kalynskaya (6-2, 6-2).
  • Une défaite sèche mais logique face à une adversaire solide, car la Française est arrivée à Paris en manque de rythme après n’avoir disputé que cinq matchs cette saison à cause des blessures.
  • Très touchée après la rencontre, la joueuse de 23 ans espère désormais que son corps va la laisser tranquille pour pouvoir retrouver le plaisir de jouer, et un classement plus conforme à son potentiel, alors qu’elle va redescendre aux alentours de la 150e place mondiale.

A Roland-Garros,

La défaite est logique, au vu de l’adversité et de ce que Lois Boisson a traversé ces derniers mois, mais quelque part au fond de nous, on avait l’espoir que la magie opère. Ça n’a pas été le cas. Du tout. Un an après son fantastique parcours Porte d’Auteuil, où elle avait déboulé de nulle part pour atteindre les demi-finales, la Française a été éliminée dès son entrée en lice par Anna Kalynskaya, ce mardi.

Boisson n’a jamais été dans le coup sur le court Suzanne-Lenglen, perdant son service d’entrée, présage de tout ce qui allait suivre pendant la petite heure qu’aura duré ce match. Le public était là, pourtant, profitant du moindre début d’embryon de rébellion pour pousser fort. Mais la Française, visiblement mal dans ses baskets, tête basse dès le début de match et agacée à chaque faute directe, n’a jamais montré quoi que ce soit qui puisse emporter la foule et faire basculer la rencontre.

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Pourtant, elle se sentait bien avant d’entrer sur le court. Mais ça s’est gâté tout de suite. « J’étais assez sereine, en forme, contente de revenir ici, assure-t-elle. J’ai fait un bon échauffement. Je n’avais juste pas les bonnes sensations tennistiques. Je n’étais pas prête, après tout ce qui s’est passé ces derniers mois. » L’après Roland 2025 n’a été qu’un long calvaire pour celle qui était devenue numéro 1 française. Les pépins physiques se sont enchaînés, jusqu’à une blessure au bras droit qui l’a décidé à mettre un terme à sa saison.

Mais alors qu’elle espérait revenir vite en 2026, elle a dû prendre son mal en patience. Son premier match ne date que d’avril, et elle est arrivée Porte d’Auteuil avec une seule victoire derrière elle, à Strasbourg il y a quelques jours. La mine défaite en conférence de presse, elle ne cachait pas ses regrets quant à cette saison tronquée. « J’en ai beaucoup, oui, sur le fait d’être arrivée dans ces conditions, avec très peu de rythme à cause de ces blessures. Il est là le regret, ne pas réussir à rester en bonne santé. »

Dégringolade au classement

Pendant la rencontre, les regards, nombreux, vers son coach Florian Reynet, rappelé en urgence il y a dix jours, n’ont pas suffi à la porter. En face, la tête de série numéro 22 a joué la partition parfaite. Il n’y avait pas besoin de trop en faire, juste faire jouer Boisson, de préférence sur son revers. Quand son coup droit lourd et bombé qui avait fait tant de dégâts l’an dernier atterri dans le court, la vie est tout de suite plus simple pour la Dijonnaise. Mais il s’agit là de sa seule arme. Son revers est trois tons en dessous, Kalynskaya le savait très bien et c’est sur ce côté qu’elle insistait dès qu’il y avait vraiment besoin de marquer un point.

La suite, désormais, c’est la saison sur gazon. Et surtout l’espoir que son corps arrête de la lâcher. « Pour revenir, je me suis raccrochée à ma passion pour le tennis. Je n’y joue pas assez souvent à mon goût », souffle-t-elle, très déçue. Dans un tennis féminin tricolore en souffrance, avec deux qualifiées pour le deuxième tour (Jacquemot et Parry) sur neuf, Boisson n’est plus l’éclaircie. En perdant les gros points marqués l’an dernier, elle va se retrouver aux alentours de la 150e place mondiale, avec le regret de ne pas avoir pu profiter du statut que lui avait octroyé son formidable parcours.

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On terminera toutefois sur une note positive, offerte par son adversaire du jour. « Lois mérite mieux, affirme Kalynskaya. C’est difficile, quand vous ne jouez pas, vous perdez la confiance en même temps que votre classement. Défendre une demi-finale, c’était beaucoup de pression, et elle vaut bien mieux que de se retrouver hors du top 100. Mais elle rebondira, je n’ai aucun doute. » Sûrement insuffisant pour redonner le sourire à la Française de 23 ans là tout de suite, mais un avis qui comptera pour repartir au combat.