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A 14 ans, Efremova tient déjà ses promesses à l’Open d’Australie

Open d’Australie : A 14 ans, la tornade Ksenia Efremova tient déjà ses promesses et accède aux quarts du tournoi juniors

TENNISKsenia Efremova, invitée sur le tournoi juniors à l’Open d’Australie, est qualifiée pour les quarts de finale sans avoir perdu le moindre set. Le nouveau phénomène du tennis français jouera la tête de série n°1 au prochain tour
William Pereira

William Pereira

L'essentiel

  • A seulement 14 ans, Ksenia Efremova est qualifiée pour les quarts de finale de l’Open d’Australie junior, pour lequel elle a reçu une wild card.
  • La jeune joueuse ne cache pas ses ambitions. Elle rêve de tournois du Grand Chelem et de la place de numéro 1 mondiale
  • Âgée de 10 ans lorsqu’elle est arrivée en France, Efremova se pose désormais comme le plus grand espoir du tennis tricolore

Vous avez vibré avec les parcours d’Arthur Cazaux et d’Océane Dodin à Melbourne ? Vous allez adorer le tournoi juniors de l’Open d’Australie, où la France est représentée par la prochaine hype du circuit féminin. Ksenia Efremova, 14 ans et d’origine russe, fait honneur à la wild card obtenue par la FFT dans le cadre de l’accord de réciprocité avec Tennis Australia. Ne vous fiez pas à son apparence : l’adolescente, encore très frêle, balance des parpaings à la figure de ses adversaires, qui, tête de série ou pas, ont jusqu’ici pris le même tarif, une défaite en deux sets.

Sa dernière victime s’appelle Mia Slama, une Américaine de 17 ans que ni l’âge, ni la nette supériorité musculaire n’ont empêché la tornade Efremova de rejoindre les quarts de finale, où l’attend désormais la tête de série n°1, Renata Jamrichova, classée 400 places plus haut au classement WTA. Un mur qu’a déjà su franchir la Franco-russe pour s’adjuger son premier titre sur le circuit pro à Monastir face à Selina Dal (720e), fin décembre.

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Il n’y a aucune limite à l’ambition de l’élève de l’académie Mouratoglou. Même les légendes ne l’effraient pas. Dans son viseur ? La place de numéro une mondiale, les tournois du Grand Chelem et même les records de Serena Williams et Steffi Graff - on l’excusera de ne pas connaître Margaret Court. « Elle a un caractère super fort, elle a un gros ego et je pense que c’est important pour devenir très fort dans un sport de haut niveau, peu importe le sport », confiait à L’Equipe son entraîneur, Pierre Débrosse. A Melbourne, elle est partie assister à un entraînement de Novak Djokovic pour prendre des notes sur comment devenir la meilleure. Un bon modèle.

Française depuis peu

De manière plus globale, Efremova vit déjà comme une pro. Cinq heures d’entraînement par jour, des bains froids pour récupérer plus vite, une alimentation millimétrée. Elle a même un agent depuis ses dix ans, âge où elle a débarqué en France. Un projet Mbappé version tennis comme il en existe tant d’autres dans les sphères russes aisées, que l’on doit aussi à une filiation tennistique familiale : le défunt père était amateur, et la mère une modeste joueuse professionnelle (un titre ITF en simple, soit… autant que sa fille, et dix autres en doubles).

Depuis l’automne 2023 et à défaut de parler couramment la langue, Ksenia Efremova est française. « J’aime la culture, j’aime la langue, j’aime la cuisine », se justifie Efremova au micro de « Tout le sport ». Le récit officiel prête à ce choix une forme de reconnaissance envers ce pays qui a pris soin de son père, en proie à une longue maladie, jusqu’à son décès en 2021. L’émotion n’empêche pas l’opportunisme d’une démarche qui facilitera la vie de l’adolescente pour voyager d’un tournoi à un autre et permettre à son frère d’aller à la fac aux Etats-Unis. Mais la France du tennis, qui manque toujours cruellement d’une relève à la hauteur des illustres Pierce et Mauresmo, saura s’en accommoder. Que ne ferait-on pas pour un ou deux tournois majeurs ?