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Masters 1000 Paris-Bercy : « Ça fait bizarre »… Emu aux larmes, Richard Gasquet a dit adieu à la salle parisienne
chialade•Richard Gasquet s’est incliné face à Zizou Bergs au 1er tour de son dernier Masters 1000 à Bercy. Le tournoi lui a rendu un vibrant hommage après la rencontreWilliam Pereira
L'essentiel
- Richard Gasquet a joué son dernier match à Bercy ce mardi, s’inclinant avec les honneurs face à Zizou Bergs (3-6, 4-6). L'ambiance était tiède dans les tribunes malgré l’enjeu.
- Après sa défaite, Richard Gasquet a eu droit à un bel hommage de la part des organisateurs, avec notamment la diffusion de quelques images de ses passages précédents à Bercy. Visiblement ému, il a remercié le public, en évoquant déjà son retour en tant que spectateur pour supporter la relève française.
- En conférence de presse, Richard Gasquet a reconnu que cela lui faisait « bizarre » de se retrouver face à des adversaires de 21 ans alors qu’il en a 38. Et qu’il fallait bien que cette page se tourne.
A Bercy avec des mouchoirs,
Des revers, des volées bien senties et quelques tours de magie. Ce mardi, pour sa dernière au Masters 1000 de Bercy, Richard Gasquet a donné au public ce qu’il était venu chercher, la victoire en moins. Tout repêché qu’il est, son adversaire Zizou Bergs avait pour lui la fraîcheur de la jeunesse et la petite touche de talent suffisante pour s’en sortir sans forcer. Au micro de Marc Maury, le vainqueur s’est félicité de ne pas s’être laissé submerger par l’émotion de sa première sur le central de Bercy, lui qui rêvait de jouer « face à ce public très chaud », même si on est pour l’instant loin des meilleures ambiances bombonera dans la salle parisienne.
L’issue inévitable de ce combat contre le temps dont nul ne sort vainqueur, pas même Richard, est sans doute la cause principale de la tiédeur ambiante. Même si on ne peut s’empêcher de penser qu’une programmation en début de soirée eut favorisé une atmosphère plus festive. Enfin, avec des « si », on peut faire gagner des Grands Chelems à nos Français. On se contentera donc de la belle montée en température pour mettre la pression sur le Belge avant qu'il ne serve pour le match et le clapping sur la balle de match qui nous a foutu les poils, mieux vaut tard que jamais. C’est juste qu’on en demandait plus.
« J’ai repoussé ce moment le plus loin possible »
Un degré d’investissement proportionnel aux festivités proposées par le tournoi après la défaite de l’ancien n°7 mondial, avec l’idée globale d’une apothéose prévue pour son retrait définitif à Roland-Garros. Au menu, quelques belles images de Richie à Bercy à travers les âges, juste ce qu’il faut pour nous rendre nostalgique de son arrivée en 2003 et faire bégayer la star du jour, cueillie comme une fleur par ce micro tombé entre ses mains qui l’obligeait à s’adresser à la foule. Gasquet n’avait pas préparé de discours, pas plus qu’il n’a vraiment envisagé de fin. Ainsi va la mort, même sportive. « Faire un discours comme ça, ça fait un peu bizarre, a-t-il concédé en conférence de presse, les yeux encore humides. C’est quelque chose de nouveau et de pas si facile quand même. Mais c’est la vie. Il faut bien que ça arrive. Je l’ai déjà repoussé le plus possible. »
Le Français a plusieurs semaines pour se former à l’exercice du speech larmoyant, auquel il ne coupera pas pour sa dernière saison qu’il promet de jouer à fond, même si elle ne pourra pas s’empêcher de virer à la tournée d’adieu, qu’il le veuille ou non. Son programme sera celui du cœur. D’abord les qualifs à Melbourne, ensuite Montpellier, Marseille, Monte-Carlo et Roland-Garros, avec « quelques challengers » au milieu.
Gasquet passe le flambeau à Fils et Mpetshi Perricard
Dans la salle de presse de Bercy, le parterre de journalistes boit les paroles du vieux sage comme les dernières, il les aimerait éternelles. Il aurait bien versé une larme si l’idole n’avait pas dissipé l’ambiance morose par sa légèreté. « Aujourd’hui, ça me fait bizarre de me retrouver sur le cours après Arthur (Fils) et Giovanni (Mpetshi Perricard). Il y a deux mecs de 21 ans et j’en ai 38, je manque de repères (rires). J’avais un peu plus l’habitude de Gilles, de Jo. Je crois que c’est normal quand même, quand tu es dans le vestiaire et que tu vois des mecs aussi jeunes, ça fait un petit truc. »
Un peu plus tôt, lors de son discours improvisé sur le central de Bercy, Richie avait eu des mots forts pour la relève. « Je sais que je reviendrai en amateur avec vous dans les tribunes pour regarder les Français. On en a vu deux aujourd’hui et l’avenir est à eux. » Comme dirait l’autre, « faites mieux ».


















