JO 2024 – Tennis : Des gens dans les loges à midi à Roland-Garros, c’était donc possible ?
magie des JO•Sans être pleines, les tribunes basses du court Philippe-Chatrier avaient le mérite d’être bien plus vivantes que lors du tournoi de Roland-GarrosWilliam Pereira
De notre envoyé spécial à Roland-Garros,
Même la lâcheté a ses vertus. Forcés de détourner le regard pour ne pas voir de trop près la bouchère Iga Swiatek hacher menu notre pauvre Diane Parry nationale, on a fini par poser nos yeux sur les tribunes du court central de Roland-Garros. Il est 12h27. Une heure à laquelle un tiers des journalistes hésite normalement entre le combo bavette-frites et l’option raisonnable avec des légumes vapeur, et où la tribune basse, composée de loges, de loges et de loges est vide comme le désert. Là aussi une histoire de bouffe, mais aussi de champagne, d’intérêt limité pour le tennis, et – c’est là tout le dilemme – de rentrées d’argent vitales pour l’écosystème du tennis français.
Mais cette semaine, miracle des Jeux et de la mise en vente de billets habituellement réservés aux entreprises et partenaires : il y a du monde en bas ! Sans être complètement remplis, ces premiers rangs font bien meilleure figure que pendant la dernière quinzaine à Roland-Garros. Pas de grand vide en arrière-plan des zooms sur Iga Swiatek au service et une nuée d’éventails qui s’agitent dans ces zones particulièrement exposées au cagnard. Plutôt pas mal !
À l’occasion de la conférence de presse de fin de tournoi, début juin, la directrice du tournoi, Amélie Mauresmo, était revenue sur la sempiternelle question des places vides et promettait avoir « déjà des idées plus poussées, on va dire, pour éviter ça ». Mais il y a un mais. Toujours le même. Mauresmo appelle ça « des contraintes opérationnelles ». C’est joliment dit. En gros, « on ne peut pas forcer les entreprises à dire à leurs invités d’aller voir le match ».
A Roland-Garros, des idées freinées par les incivilités
L’ancienne numéro 1 mondiale pensait avoir trouvé la parade, il y a deux ans, avec la mise en place des billets « up », pour que les personnes avec un billet annexe puissent accéder à une place vide sur le Chatrier. « Malheureusement, on a été confronté à des incivilités, de la part de gens qui ne voulaient plus repartir lorsque le détenteur du billet revenait. Vous essayez de mettre des choses en place en comptant sur le bon sens civique de chacun. Evidemment, ce genre de comportements refroidit. » Bref, profitons bien de ces Jeux olympiques, ça ne durera pas.


















