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Suspension réduite pour Simona Halep, qui peut rejouer dès maintenant

Dopage : Suspension réduite pour Simona Halep, qui peut rejouer dès maintenant

Libéréeeee, délivréeeeeLe Tribunal arbitral du sport a ramené la suspension de la Roumaine de quatre ans à neuf mois
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Simona Halep peut souffler. La joueuse roumaine de 32 ans a été autorisée à rejouer dès à présent par le Tribunal arbitral du sport (TAS). Ce mardi, la suspension infligée à l’ancienne numéro 1 mondiale pour deux infractions à la réglementation antidopage a été ramenée de quatre ans à neuf mois. Or, elle a fini de purger cette « peine » en juillet 2023.

Après trois jours d’audience début février, la juridiction sportive a estimé que le contrôle positif de la lauréate de Roland-Garros 2018 et de Wimbledon 2019 venait d’un « supplément contaminé ».

Toujours selon un communiqué, les anomalies de son passeport biologique pouvaient être liées à une « opération chirurgicale », selon un communiqué.

Un désaveu pour l’ITIA

Le TAS a donc désavoué l’Agence internationale pour l’intégrité du tennis (ITIA), qui avait sanctionné Simona Halep le 22 septembre 2023, et réclamait dans cette procédure arbitrale « une période de suspension allant de quatre à six ans » contre la double lauréate en Grand Chelem.

La juridiction de Lausanne promet de préciser « dès que possible » les conséquences pratiques de sa décision, soit une suspension allant du 7 octobre 2022 au 6 juillet 2023 – déjà purgée avant même que Simona Halep fasse appel – et l’annulation de tous ses résultats entre le 29 août 2022 et le 7 octobre 2022.

A l’arrêt depuis octobre 2022

La carrière de Halep est en suspens depuis le 7 octobre 2022, date du début de sa suspension provisoire après un contrôle mené à l’US Open 2022, positif au roxadustat, une molécule qui stimule la production de globules rouges et qui est classée parmi les EPO dans la réglementation de l’Agence mondiale antidopage (AMA).

L’ex-numéro un mondiale a ensuite été rattrapée au printemps 2023 par une deuxième affaire, cette fois des « irrégularités » dans les données de son passeport biologique, outil de suivi de long terme des sportifs de haut niveau.

Des « scénarios de dopage » peu plausibles pour le TAS

Statuant en première instance, l’ITIA avait « admis l’argument de la prise d’un complément alimentaire contaminé avancé par Halep », mais « déterminé que la concentration de roxadustat trouvé dans l’échantillon positif ne pouvait pas résulter de la quantité ingérée par la joueuse » – un raisonnement invalidé mardi par le TAS.

Concernant le passeport biologique de Halep, le TAS a intégré à son raisonnement « les résultats d’un échantillon de sang privé fourni par Mme Halep le 9 septembre 2022, dans le contexte d’une opération chirurgicale » et alors qu’elle avait renoncé à toute compétition pour le reste de l’année, jugeant que ces éléments rendaient peu plausibles « les scénarios de dopage avancés par l’ITIA ».