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Fed Cup: Les trois déclas à l'image des larmes des Françaises sur le podium après la finale contre la République Tchèque
TENNIS•Pour les joueuses tricolores et leur capitaine Amélie Mauresmo, grimper sur la deuxième marche du podium pour récupérer leurs médailles a été une véritable douleur. Elles l'évoquent à demi-mot...Bruno Poussard
N’essayez pas de les consoler. , parcours au suspense magnifique, cinquième Fed Cup (et troisième consécutive) pour la République Tchèque, expérience d’ , aucun argument n’a été suffisant, dimanche soir, pour tenter de remettre les Françaises la tête à l’endroit après cette finale frustrante .
Et s’il a un moment qui a été particulièrement difficile pour et ses filles à l’issue de la stressante et frustrante défaite de dans le double décisif contre Barbora Strycova et Karolina Pliskova, c’est la remise du trophée de finaliste et des médailles aux joueuses tricolores. Trois raisons de le croire.
Parce que les Françaises ont eu « deux opportunités » de conclure. C’est ce qu’Amélie Mauresmo, « un peu sonnée », fait comprendre lorsqu’elle déroule le fil du week-end : « Particulièrement dans les moments chauds, pour se surpasser. Dimanche, elle a encore lancé la journée de façon idéale. Et dans cette situation, on avait alors deux possibilités de conclure. »
« J’ai estimé qu’on avait plus de chances sur le double, et je voulais la meilleure équipe avec Caroline (Garcia) et Kristina (Mladenovic), justifie-t-elle. Là, soit arrivait à se surpasser malgré son histoire avec la Fed Cup, soit les filles avaient encore l’occasion de gagner un double décisif. […] Donc en passant si proche, un podium c'est dur, surtout en France, après quelque chose d'incroyable, où il s'est passé un truc… »
Parce qu’elles s’étaient imaginées l’emporter. « On savait qu'elles étaient largement favorites, reconnait Caroline Garcia, mais on avait aussi une petite occasion. Donc c’est dur quand tu perds 7-5, 7-5… Encore plus après des années difficiles et où personne ne croyait en nous quand nous étions un peu au fond du trou. »
Et la numéro 1 tricolore de reprendre : « On voulait tellement cette finale que c’est très compliqué pour l'instant, de partir avec une médaille quand tu vois le trophée des vainqueurs si près. Mais c’était tout de même très important de revenir sur le terrain pour remercier . »
Parce qu’elles ont faim, malgré leurs 23 ans seulement. On l’a dit et répété, ont l’insouciance de leur jeunesse, et l’ambition adéquate. « On est toutes compétitrices, on croit en nous, et sur le moment c’est compliqué, parce qu'on avait l'opportunité de remporter cette finale. »
« Mais c’est sûr que dans quelques jours, quand tout s'apaisera, on verra tout le chemin parcouru, nuance néanmoins la charismatique tenniswoman. On n’a pas à rougir, loin de là. » A propos de son avenir, de celui de l’équipe, la capitaine Amélie Mauresmo a promis de faire le point ce lundi matin. Mais pour toutes, cette cérémonie finale sera seulement oubliée lorsqu’elles soulèveront un jour enfin, cette Fed Cup.



















