Une Ferrari et une Rolls-Royce aux frais de la princesse ? Riner condamné pour « rémunérations et avantages occultes »
RENDS La caisse•Teddy Riner aurait utilisé deux voitures de luxe de sa société pour son usage personnel et tenté d’échapper à l’impôtA.L.G.
Teddy Riner au tapis (judiciaire). Selon une information de L’Informé, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise n’a pas donné gain de cause au triple champion olympique de judo, lequel contestait un redressement fiscal lié à sa société de location de voitures de luxe, Pullman Limousine. Selon le tribunal, Riner a été épinglé par la Direction générale des Finances Publiques pour avoir utilisé deux voitures de sa société - une Ferrari et une Rolls-Royce Wraith - pour son usage personnel.
Le judoka assurait pourtant n’avoir jamais profité de ces deux véhicules de luxe au motif qu’il préparait les JO de Rio et les Championnats du monde de Budapest à l’époque des faits. Il aurait par ailleurs justifié le fait que ces deux voitures n’ont généré aucun bénéfice pour son entreprise du fait… des attentats terroristes de novembre 2015 en France, qui auraient mis un gros coup de frein au marché du tourisme et des loisirs.
Le tribunal a constaté de son côté que le contrat d’assurance des deux bolides faisait mention que Teddy Riner était le « conducteur exclusif de ces deux véhicules qui n’ont d’ailleurs pas généré » de chiffre d’affaires en 2016 et 2017. « Le véhicule sera utilisé par Teddy Riner et en aucun cas celui-ci ne sera donné en location », était-il même précisé dans les deux contrats respectifs. Pour ne rien arranger, toujours selon L’Informé, la Rolls-Royce était régulièrement garée aux abords du domicile du judoka, à Levallois-Perret.
Le fisc n’a pas été convaincu par Riner
Les arguments du champion tricolore, qui ne cesse de répéter qu’il envisagerait de se lancer en politique dans les années à venir, n’ont donc pas du tout convaincu le fisc, pour qui ces deux véhicules n’étaient autres que des avantages en nature attribués par Pullman Rent au judoka.
« Elles n’ont pas été engagées dans l’intérêt de l’entreprise dans le cadre de son activité de location mais ont constitué des rémunérations et avantages occultes pour Teddy Riner », a ainsi tranché l’autorité de contrôle.
Le porteur de la flamme olympique a écopé d’un redressement sur cet avantage en nature tandis que sa contribution exceptionnelle sur les hauts revenus a été revue à la hausse. Le judoka a également dû s’acquitter d’une majoration de 40 % pour manquement délibéré. Celui-ci peut encore faire appel mais, à ce jour, aucune information n’a filtré en ce sens.



















