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Violences après le sacre du PSG : Si Riner avait été président, « ça ne se serait certainement pas passé comme ça »
PSG-INTER•Le champion olympique de judo Teddy Riner a fortement critiqué la gestion des célébrations du sacre parisien en C1 par le gouvernement. Il assure même que les choses auraient été différentes s’il avait été présidentA.L.G.
Moi, président… Interrogé mardi sur BFM TV sur les débordements, les dégradations et les violences qui ont accompagné la célébration du sacre du PSG en Ligue des champions à travers le pays, Teddy Riner a assuré que s’il avait été au gouvernement, voire s’il avait été président de la République - ça va les chevilles, Teddy ? - ça ne se serait pas passé ainsi. Pour rappel, le dernier bilan de la soirée de samedi après la victoire du PSG contre l’Inter fait état de 560 interpellations (dont la grande majorité à Paris), deux décès et des dizaines de blessés.
« C’est triste de voir qu’on ne sait pas fêter correctement en France. C’est dommage d’en arriver là, c’est dommage d’entendre qu’il y a des voitures qui ont brûlé, c’est dommage de voir qu’il y a des violences », a-t-il déclaré en préambule, avant d’envoyer un ippon au ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, mais sans le nommer. « Je ne suis pas là pour dire qui est responsable mais il y a des gens qui sont nommés ministres pour rétablir la sécurité en France sur des événements comme celui-ci. C’est à eux qu’il faut demander des comptes, pas à moi », a-t-il poursuivi.
Des ambitions politiques de moins en moins masquées
Une prise de parole hautement politique comme une perche tendue à la journaliste de BFM, qui lui demande alors ce qu’il aurait fait s’il avait été ministre du gouvernement en pareilles circonstances. Mais pour le grand Teddy Bear, visiblement, ce n’est pas le poste visé.
« Est-ce que moi, ministre ? Et pourquoi vous ne dites pas 'est-ce que vous, président ?' », a répondu Riner dans un sourire ironique qui en dit peut-être long sur les ambitions du judoka une fois sa carrière sportive derrière lui. Alors, avec Teddy Riner président, « ça ne se serait certainement pas passé comme ça » à l’en croire. « Je pense que la sécurité en France est un point important. Si un jour je devais (être candidat), bien évidemment, ce serait un point important de mon programme », a-t-il conclu le plus sérieusement du monde, confirmant ce qu’on venait de dire plus haut.
Les mois passent et les ambitions politiques du roi des tatamis ne peuvent plus passer pour de simples blagounettes lancées entre la poire et le fromage. S’il n’a encore jamais rien annoncé officiellement, on sent tout de même que ça le titille grandement, et pas seulement en se rasant le matin. Interrogé par BFM TV, il n’a en tout cas pas démenti, loin de là. « Why not ? Pourquoi pas ? On n’y est pas ». Ou du moins pas encore.


















