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Après la chute de Sarrazin, Allègre fracasse la « dangereuse » piste de Bormio

Ski alpin : « Ils ne méritent pas d’avoir les JO »… Après la chute de Sarrazin, Allègre vise les organisateurs de Bormio

Dézingage en règleLe skieur français Nils Allègre a vivement critiqué ce vendredi la qualité de la descente de Bormio (Italie), alors que celle-ci a entraîné les graves chutes de Cyprien Sarrazin et de Pietro Zazzi dès l’entraînement, à un an d’accueillir les JO 2026
Jérémy Laugier

Jérémy Laugier

L'essentiel

  • Les skieurs Cyprien Sarrazin et Pietro Zazzi ont été héliportés ce vendredi matin après de graves chutes lors de la deuxième session d’entraînement sur la descente de Bormio (Italie).
  • Coéquipier de Cyprien Sarrazin en équipe de France de ski alpin, Nils Allègre a dans la foulée vivement critiqué la préparation de la piste de Bormio : « Ici, ils ne savent pas préparer une piste. Ils ne savent rien faire du tout à part des choses dangereuses ».
  • Quatrième de la précédente descente de Coupe du monde à Val Gardena (Italie), Nils Allègre dénonce un manque de respect envers les athlètes, allant jusqu’à estimer que les organisateurs de Bormio « ne méritent pas d’avoir les JO ici ».

«Mon opinion est claire : ici ils ne savent pas préparer une piste. Ça fait quarante ans qu’ils en préparent mais ils ne savent rien faire du tout à part des choses dangereuses. » Soyez en certains, l’interview de Nils Allègre sur Eurosport fera date dans le monde du ski alpin.

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Dans la foulée des graves chutes ce vendredi matin à l’entraînement de l’Italien Pietro Zazzi et de Cyprien Sarrazin (tous deux héliportés), le coéquipier de ce dernier en équipe de France a sorti la sulfateuse au moment de commenter la qualité de la descente de Bormio (Italie).

« Ça n’est pas respectueux pour nous, les athlètes »

Quatrième de la précédente descente de Coupe du monde à Val Gardena (Italie), le skieur de Serre-Chevalier ne s’est pas arrêté en si bon chemin : « J’adore la descente, j’aime quand il y a de l’engagement, de la vitesse et des grands sauts comme à Kitzbühel, où la descente est bien préparée et spectaculaire. Ici, c’est juste dangereux ».

Nils Allègre n’hésite pas à enchaîner ses vives critiques : « Ça n’est pas respectueux pour nous, les athlètes. On arrive ici pour le premier entraînement, c’est déjà défoncé. On est obligé de freiner. On n’a pas tous le même avis, j’ai le mien, il est tranché et je l’assume complètement. » Aucun doute là-dessus quand on voit le regard déterminé de l’athlète de 30 ans au moment de découper l’orga de Bormio dans tous les sens.

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S’il assure qu’il sera au départ de l’épreuve samedi (on a failli en douter vu sa saillie) et qu’il « assume les risques », notre Nils lâche une ultime pique. « A un an d’organiser les Jeux olympiques, faire une piste comme ça… Ils ne méritent pas d’avoir les JO ici », estime-t-il. Game over.