Ecosse - France : Les Bleus sont passés à côté à Murrayfield, « il faut regarder comment on a pu prendre 50 points »
VI NAtions•Battu 50-40 en Ecosse, le XV de France a été dominé dans tous les compartiments au terme d’un match qui lui a longtemps échappé. Les joueurs veulent vite tourner la pageWilliam Pereira
L'essentiel
- La France a subi une lourde défaite (50-40) face à l’Écosse à Murrayfield, marquée par l’indiscipline (10 pénalités concédées) et une domination écossaise dans tous les domaines pendant les deux tiers du match, ce qui met fin aux espoirs de Grand Chelem français.
- Malgré cette défaite, le XV de France reste leader du Tournoi des Six Nations avec 15 points et conserve son destin en mains pour remporter la compétition, notamment grâce au bonus offensif arraché dans les dernières minutes.
- Le sélectionneur Fabien Galthié doit également gérer deux forfaits probables pour le match contre l’Angleterre, avec Nicolas Depoortere victime d’une luxation de l’épaule et Anthony Jelonch ayant échoué au protocole commotion.
Il y a des signes qui ne trompent pas. Des baromètres qui vous permettent de jauger la galère dans laquelle vous vous trouvez. Par exemple, voir Antoine Dupont faire cadeau d’un essai à l’Ecosse est un très bon moyen de comprendre que votre équipe vit un cauchemar et, a contrario, que tout réussit à l’adversaire.
Ne minimisons pas la performance des Ecossais ce samedi après-midi à Murrayfield. Le terrain de tous les pièges a tenu toutes ses promesses. Même si les Bleus ont mené de manière éphémère en début de rencontre, ils ont été surclassés dans tous les domaines pendant les deux tiers du match (possession, occupation, mètres courus). Leur intensité a fait vriller les joueurs français, poussant ces derniers vers des sommets d’indiscipline plus vus depuis l’automne (10 pénalités concédées).
« Ce n’est pas faute de travailler dessus, soupirait Fabien Galthié en conférence de presse après la rencontre. Ce n’est pas faute d’avoir compris que c’était une clé pour exister à ce niveau-là. On est tous en train de faire ça. Les joueurs travaillent ardemment là-dessus. Ils sont convaincus de la chose. Dans la discipline, il y a des gestes à faire et à bien maîtriser pour ne pas se retrouver en difficulté. On travaille avec beaucoup d’application. Aujourd’hui, on a été pris. Il y a des choses qu’on a à faire. »
Les Bleus toujours leaders au classement
Remonté au micro de TF1, Thomas Ramos a une petite idée de ces fameuses choses à faire après la défaite en Ecosse, qui anéantit les rêves de Grand Chelem du XV de France. « On a été pris dans les intentions dans les 55 premières minutes. Il y a un petit sursaut d’orgueil mais on aurait dû prendre moins de points. On va devoir regarder comment on peut prendre 50 points au niveau international. Maintenant, on a la chance de pouvoir basculer sur un match qu’on peut gagner pour aller chercher le tournoi. »
Malgré tout, le XV de France a toujours son destin en mains. Dans ce marasme, les hommes de Galthié ont eu la bonne idée de ne pas lâcher prise pour aller chercher le point du bonus offensif et soigner leur différence de points à la faveur d’un crash physique flagrant des Écossais dans les dix dernières minutes. Toujours leaders du Tournoi avec 15 points, ils ne dépendront que d’eux-mêmes lors du crunch au Stade de France.
Luxation de l’épaule pour Depoortère, commotion pour Jelonch
« On a une semaine. Là, à chaud, on est plutôt sur des pensées… (silence) Mais c’est clair qu’on est premiers, on a la possibilité de gagner la compétition. C’est la vérité. Les joueurs sont allés la chercher. Il fallait chercher le bonus offensif […] On est passé de 2 à 6 essais, notamment avec la très bonne rentrée des finisseurs […] On est déçus. On voulait faire beaucoup mieux », regrette quand même Fabien Galthié.
Le sélectionneur tricolore a d’autres raisons de faire la grimace : le centre du XV de France Nicolas Depoortere est sorti contre l’Ecosse samedi en raison d’une luxation d’une épaule, tandis qu’Anthony Jelonch a échoué au protocole commotion après avoir quitté le terrain en première période. On ne devrait pas voir ces deux-là contre l’Angleterre. Une journée pourrie jusqu’au bout.



















