France - Italie : « On se méfie des louanges »… Fabien Galthié tente de calmer l’enflammade générale
trop de confiance ?•Le XV de France affronte l’Italie lors de la troisième journée du Tournoi des VI Nations dimancheA.H.
Le chemin est encore long, mais le XV de France a déjà très bien négocié les deux premières étapes vers le Grand Chelem : une victoire nette face à l’Irlande en ouverture du Tournoi des VI Nations et une balade offensive à Cardiff où les Bleus ont envoyé du jeu à tout-va. Reste donc trois obstacles avant le Graal, à commencer par la réception de l’Italie, dimanche à Lille.
Sur le papier, les hommes de Gonzalo Quesada ne devraient pas effrayer l’armada tricolore. Sauf les avants italiens ont réussi à concasser leurs homologues irlandais le week-end dernier à Dublin. La méfiance est donc de mise chez Fabien Galthié, qui n’a cessé de faire les louanges du voisin lors de la conférence de presse postérieure à l’annonce de la composition d’équipe.
Flament et Meafou titularisés en deuxième ligne
« L’Italie est en train de prendre une position forte dans le rugby mondial, a assuré le sélectionneur des Bleus. C’est vraiment une réussite. En plus c’est un pays latin, donc on est deux nations latines à pouvoir matcher. Pour moi, l’Italie c’est une équipe qui peut gagner le Tournoi des VI Nations. C’est une équipe qui peut battre toutes les équipes du top 10 mondial. Et c’est vraiment heureux pour le rugby mondial. »
Pour affronter le pack italien, l’ancien demi de mêlée a choisi de titulariser la paire toulousaine Thibaud Flament-Emmanuel Meafou en deuxième ligne, malgré les très bons matchs de l’attelage Charles Ollivon-Mickaël Guillard contre l’Irlande et le pays de Galles. Pour le reste, Fabien Galthié a fait confiance aux mêmes joueurs, qui ont fait feu de tout bois et font l’admiration de la planète entière (oui, oui).
Mais gare à l’enflammade, prévient le sélectionneur. « On est des latins et on se méfie énormément des louanges. Tant mieux si on a produit des performances qui font plaisir, que les joueurs sont encensés, assure Galthié. On est très heureux pour le rugby français quand on en parle en bien. Pour le reste, je suis en poste depuis sept ans et c’est assez manichéen : soit c’est très bon, soit c’est l’inverse. Le yin et le yang font partie de notre quotidien. »



















