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XV de France : Ben O’Keeffe n’est « pas du tout satisfait » de son arbitrage lors de France-Afrique du Sud, assure Galthié
rugby•Le sélectionneur a vu l’arbitre néo-zélandais fin février lors d’un forum organisé à Londres et les deux hommes ont discuté à froid du quart de finale de la Coupe du mondeN.C. avec AFP
On pensait que cette ultime victoire arrachée samedi contre l’Angleterre, au terme d’un match qui nous a mis les poils, servirait à tourner définitivement la page de la Coupe du monde. Mais il faut croire que Fabien Galthié avait encore un peu à dire à propos de ce fameux quart de finale perdu d’un point contre l’Afrique du Sud, à l’heure de faire le bilan du Tournoi ce mercredi à Marcoussis.
Le sélectionneur des Bleus a indiqué qu’il avait discuté fin février « en tête à tête, de manière très fair-play » avec l’arbitre néo-zélandais Ben O’Keeffe, très critiqué dans le camp français après la rencontre contre les Springboks. « Il n’était pas du tout satisfait de sa performance, a rapporté Galthié. Quand je parle de ce quart, oui je dis que mes joueurs ont été impactés très fortement par des décisions qui ont été prises et qui sont discutables. »
Rassie Erasmus égratigné au passage
Parmi ces décisions jugées discutables, le sélectionneur a évoqué un grattage du troisième ligne sud-africain Kwagga Smith à la 69e minute du match, récompensé d’une pénalité alors qu’il était illicite en raison d’une main au sol. « Il y a eu une discussion sur le comportement des sélectionneurs : après un match on ne peut pas remettre en cause une décision arbitrale. On doit se comporter comme le rugby nous l’a appris, avec respect », a cependant estimé Fabien Galthié.
Il a au passage égratigné sans le citer le sud-africain Rassie Erasmus, régulièrement auteur de sorties sur l’arbitrage : « Je ne comprends pas d’autres sélectionneurs qui eux se permettent de mettre en cause les décisions, de tweeter, de crier au scandale ».
Le sélectionneur a également reconnu que les joueurs du XV de France, contrairement à ce qu’il avait pu dire (ou croire) lors des premiers matchs du Tournoi, n’avaient pas digéré ce cruel échec au moment d’entamer cette nouvelle compétition. « Je vais citer Thomas Ramos : "Quand on a vu les images, ça nous a fait mal" », a rapporté le sélectionneur, qui a estimé que « les joueurs n’avaient pas fait ce travail d’acceptation, de dépassement, de digestion comme le staff a pu le faire ».


















